F.E.A

Informations sur les manifestations OVNI et leurs implications sur notre société. Des articles de synthèse, des témoignages, des documents, des vidéos, des enregistrements radio...

16 septembre 2016

Présidents Américains et UFO 3ème partie

Article publié avec l'aimable autorisation de l'Association 3AG (Association des Anciens Agents du Centre Spatial Guyanais)

Article rédigé par Michel Ribardière

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George W. Bush (2001-2009)
A l'instar de son père, Georges W.Bush s'est assez peu exprimé sur le dossier ovni. Avant les élections présidentielles, contrairement aux autres candidats à la succession du Président Clinton, il n'a pas répondu aux trois interrogations du chercheur Peter Robbin:
1) Accepteriez-vous d'accorder l'immunité face aux poursuites judiciaires qu'encourent les officiers militaires et des renseignements qui témoigneraient des informations détenues par le gouvernement sur le dossier OVNI ?

2) Ordonnerez-vous la divulgation des documents classifiés du gouvernement liés à la question OVNI?

3) Quelle position prendrez-vous en ce qui concerne le droit du public à accéder à l'information sur les ovnis, détenue par le gouvernement ?

Après son élection, le Président Georges Bush fait botter en touche toutes les demandes portant sur le dossier ovni avec des remerciements et en déclarant que le gouvernement s'occupait de cette question.
Au début de la prise de fonction de l'administration Bush, Dick Chesney, son vice-Président, reçoit un courrier d'un électeur qu'il avait eu l'occasion de croiser durant la campagne, en présence de George Bush: Mr Huffer. Ce dernier lui rappelle une réponse verbale prononcée par Georges Bush portant sur la divulgation des informations gouvernementales sur le dossier ovni. Mr Huffer se présente comme ayant une habilitation Top Secret et propose de procéder à la divulgation par étapes. Voir le détail cliquez ici

En mai 2001, le Projet Révélation (Disclosure Project) du Dr Steven Greer est lancé sous la forme d'une conférence à Washington, au National Press Club (lieu généralement employé pour les déclarations officielles de la Maison Blanche). Cette présentation implique plus d'une vingtaine de témoins ayant eu de hautes fonctions qui déclarent leur rôle officiel et secret dans le cadre des opérations gouvernementales de cover-up portant sur le dossier ovni.
Les médias sont au rendez-vous et les chercheurs espèrent une réaction positive de l'administration Bush sur la possibilité de divulguer des informations gouvernementales. La Maison Blanche reçoit alors une quantité très importante de demandes par courrier (quantité équivalente à celle reçue par l'administration Carter en son temps) afin d'obtenir une transparence du dossier ovni. Devant l'importance du nombre des demandes, plusieurs agences gouvernementales telles que la NASA ou la CIA sont mises à contribution pour répondre aux citoyens. Malheureusement, les agences ne sont pas à la hauteur. Elles démontrent non seulement un manque total d'intérêt et de connaissance du dossier mais très souvent une incohérence complète avec les demandes.

Après les attentats du 11 septembre 2001, le dossier OVNI comme de nombreux autres dossiers tels que ceux de la santé publique, de la voirie ou de l'urbanisme subissent un net recul dans la liste des priorités. La plupart des chercheurs ufologues stoppent leurs interventions publiques car le sujet est non seulement devenu secondaire, mais il leur fait prendre le risque d'être taxé de contre-patriotes. A cette époque et jusqu'à ce que la guerre contre l'Irak soit effective, le risque d'être catalogué parmi les adversaires des États-Unis est réel. Le dossier des ovnis est classé dans les sujets distrayants, loufoques et inutiles qui éloignent l'attention des affaires politiques fondamentales et sont responsables de situations comme celle du 11 septembre.

Nous noterons qu'entre les mois d'octobre à décembre 2001, le Président Bush va signer une série de décrets ayant pour objectif de mettre un terme aux précédents décrets présidentiels qui avaient amorcé une ère de transparence sur un grand nombre des actions des services publics et du gouvernement. Le Président Bush va augmenter la protection des secrets et renforcer la dissimulation des actions des pouvoirs publics (Cliquer ici), à l'abri du regard des citoyens américains et du congrès. Voir le décret EXECUTIVE ORDER 13292 du Président George Bush. Consulter un ensemble d'actions prises pour augmenter la sécurité des secrets, comme celle d'exempter l'AIR FORCE dans la zone 51 de certaines divulgations, cliquer ici.

Barrack Obama
Au cours des primaires démocrates visant les élections présidentielles de 2008, juste après que le candidat Dennis Kucinich déclare qu'il existe davantage de personnes ayant observé un ovni que de personnes approuvant la politique du Président George Bush, le candidat Barrack Obama est publiquement interrogé sur l'existence de la vie au delà de la planète Terre. Il évacue le sujet avec pragmatisme en déclarant qu'il ne sait pas s'il existe de la vie ailleurs mais qu'il sait qu'il y a une vie sur Terre qui nécessite une meilleure politique de la santé publique... etc (et revient en fait sur son programme électoral).

Un audit citoyen:
Durant la période de transition entre son élection et sa prise de fonction en tant que Président des Etats-Unis, Barrack Obama met en place durant neuf jours, un système permettant aux citoyens de poser des questions ou de soumettre des sujets à l'administration et de voter pour les plus importants à traiter en priorité. Quarante quatre mille sujets ont été postés par cent vingt cinq mille personnes et un million quatre cent vingt mille votes ont été exprimés. Plusieurs dizaines de questions abordent le sujet ovni, parmi lesquelles:

"Le Président Barack Obama s'efforce-t-il de tout savoir au sujet des Objets Volants Non-Identifiés (Ovnis) ? A-t-il l'intention de rendre publique les informations que possède le gouvernement américain...?"

"Serez-vous le premier Président des Etats-Unis qui divulguera tous les documents concernant les Ovnis, tous les dossiers, les films et les videos sur les contacts et la surveillance exercée depuis 50 ans par les Etats-Unis, à propos des visites extraterrestres ?"

"Quand le gouvernement abordera-t-il enfin ouvertement le sujet des Ovnis ? 

"La Belgique, après la 'Vague de 1989'; la France avec le Rapport Cometa en 1999; le Mexique avec le soutien constant de ses forces armées, et maintenant le M.O.D. en Angleterre, qui projette de déclassifier plus de 200 dossiers au cours des prochaines années... Quand le gouvernement américain va-t-il se décider ?"

Parmi les sujets-suggestions portant sur le dossier ovni qui récoltent les plus grands nombres de votes, celui de "Fin de l'embargo sur la vérité à propos des ovnis (révélation ovni)" tient la meilleure position au 36ème rang le 29 janvier 2009 (Voir en détail le sujet).

Une demande de transparence
Plus de 60 organisations ont lancé un appel au Président Barack Obama pour lui demander l'annulation du décret émis par son prédécesseur, concernant le véto présidentiel sur la déclassification de documents administratifs, et de lever le voile sur de nombreuses zones où la pratique gouvernementale manque de transparence.
Cette coalition réclame une meilleure efficacité du processus FOIA (Freedom of Information Act) et son élargissement, une réforme du système de classement pour réduire la surclassification et s'assurer que les actes présidentiels seront traités selon la législation américaine et les règles établies par le Congrès.
Parmi les signataires, on retrouve le National Security Archive, OMB Watch - un observatoire du bureau de la Maison-Blanche en charge des Procédures et du Budget - et l'Association des Directeurs des Radios et Télévisions d'information. Archives NSA sur le sujet: Cliquez ici

Ainsi, le 21 Janvier 2009 - Lors de sa première journée complète dans le bureau ovale, le président Barack Obama a signé un décret et deux mémorandums présidentiels ouvrant sur ce qu'il a défini comme une "nouvelle ère d'ouverture". En annonçant un mémorandum sur la Freedom of Information Act pour rétablir une présomption de divulgation des informations réclamée au titre de la FOIA, le président Obama a déclaré que "Tous les organismes et ministères doivent savoir que son administration se trouve non pas du côté de ceux qui cherchent à retenir l'information, mais de ceux qui cherchent à la faire connaître". Il a donc révoqué le décret 12958 ainsi que les amendements qui y étaient intégrés dont le décret 13292. A la place il imposa en décembre 2009, le decret 13526, le dernier d'une série de décrets formulant la stratégie de classification de l'information et qui remplace l'ensemble des décrets précédents.



Début d'année 2009, le Président Obama déclare: "La transparence et la primauté du droit seront les pierres angulaires de cette présidence !"

le Président Obama et le traitement du sujet ovni en public
Au cours de ses huit années d'administration, le Président Obama est intervenu à plusieurs reprises sur le sujet des ovnis et des extraterrestres. Ses déclarations ont valsé entre humour et maladresse.
Bien avant son élection, comme nous l'avons vu, il avait choisi d'écarter les questions liées au sujets ovni et extraterrestres afin d´éviter de subir les attaques généralement adressées aux sympathisants de tels sujets. Dans son intervention publique lors des primaires démocrates, on constate qu'il à non seulement dévié le sujet de la vie extraterrestre vers des dossiers sans aucun rapport mais qu'il maîtrise mieux, mais il désigne aussi subtilement une meilleure cible à railler, celle d'un concurrent mieux informé que lui et plus intègre vis à vis de la réalité sur ce sujet (Dennis Kucinich).

Pour un homme politique en campagne électorale (et ils le sont toujours), le dossier ovni est compliqué à gérer en public. Malgré des réponses généralement adroites, le Président Obama n'échappe pas au malaise induit par le dossier ovni et qui semble aussi avoir atteint le Président Clinton à l'occasion.
Afin de poursuivre notre réflexion, nous avons employé de larges extraits du travail d'analyse réalisé par
Mr Ben Hansen, expert en communication pour la chaine télévisée, Syfy Channel, qui est présenté en fin d'article. Cette analyse de la communication verbale et non-verbale du Président Obama, s'attache à décrypter quelques minutes d'un débat télévisé ayant eu lieu avec l'animateur Jimmy Kimmel en mars 2015.

ANALYSE DE LA COMMUNICATION DU PRÉSIDENT OBAMA

REMARQUE: Il est important de rappeler que l’analyse de la communication non-verbale et du contenu des déclarations n'est pas une science exacte. Il existe plusieurs façons d’interpréter un fait observable. Pour procéder, il est essentiel de prendre en compte l’ensemble du contexte des échanges et les habitudes personnelles de l’individu. Dans l'analyse qui suit, nous procèdons à des comparaisons, à des descriptions de la posture et des gestes du Président Obama à partir d'élements observables et nous les interprétons. Afin de limiter la taille de notre présentation à un article plutôt qu'à un dossier de centaines de pages, nous ne présentons pas la totalité des élements de comparaison observés. On remarquera ainsi la présence de petites synthèses à la place d'une extension détaillée et encombrante.

Partie 1 – Comment le Président Obama communique ?

Description:
Dans cette émission, Jimmy Kimmel et le Président Obama sont placés de trois quart dans la même direction. Il est notable que la disposition des individus à courte distance dans une même direction est parfois employée pour faciliter l'ouverture psychologique et la combinaison des efforts de chacun d'entre eux vers un même projet. La position en face à face au contraire place chacun d'entre eux sur la route de l'autre comme un barrage incontournable, un concurrent, voire un adversaire. On évite parfois cette disposition en espérant éviter les rapports conflictuels. Le Président Obama est assis dans un fauteuil avec les jambes croisées.
L’ancien Président Clinton s'est lui aussi déjà retrouvé dans la même situation et devant la même question. Il n’avait pas les jambes croisées mais ses deux mains agrippaient les bras de son fauteuil à une place. Ici, le Président Obama se trouve dans un fauteuil à deux places, ce qui réduit le nombre de ses possibilités. Ses mains sont posées sur ses cuisses, ce qui est assez courant dans ses interviews. On notera immédiatement que le Président Obama écoute en gardant la bouche ouverte.
Jimmy Kimmel : - Si j’étais le Président et c’est peu probable que cela puisse arriver…
Président Obama : - On ne sait jamais … 
Jimmy Kimmel : - Si j’étais Président…
Président Obama : - C’était peu probable pour moi aussi ...
Jimmy Kimmel : - Au moment où je serais investi,... ma main serait encore chaude d’avoir touché la bible et je courrais immédiatement à l’endroit où ils détiennent les documents sur la zone 51 et les ovnis et j’irais partout pour comprendre ce qu’il se passe. Avez-vous fait cela ?

Obama a gardé la bouche ouverte. Voici des possibilités courantes permettant d'interpréter cette position : Ecouter la bouche ouverte peut indiquer :
- un choc par rapport à ce qui a été dit ou observé
- une plongée en profondeur dans ses pensées
- une anxiété générale
- une obstruction nasale
En fait 85 % des respirations par la bouche sont une adaptation à l’apparition d’une obstruction nasale. Lorsque les gens respirent par la bouche, la fonction courante consiste à augmenter la quantité d’air dans leurs poumons. Si l'on jete un œil sur les autres parties de l’interview et sur d’autres interviews du Président Obama, on constate qu’il écoute fréquemment ses interlocuteurs la bouche ouverte, y compris durant les conversations et les sujets où il devrait être détendu.
Cela permet de supposer qu'il possède probablement une restriction des voies respiratoires. Si on se renseigne auprès de la première dame, il serait surprenant que le Président ne soit pas l’objet de problèmes de ronflements. Ce détail pourrait sembler non-pertinent dans le cadre de notre étude par rapport au sujet ovni. Toutefois la haute résolution de l’interview permet de découvrir à cette remarque un complément très surprenant...
Sa respiration:
Une respiration normale pour un adulte moyen est de 12 à 16 respirations par minutes. Les rythmes au-dessus de 20 respirations par minutes sont considérés comme élevées et la médecine les désigne sous le terme de tachypnées. Plus de 24 respirations par minute est considéré comme une situation sérieuse nécessitant un traitement. De façon basique, lorsque notre niveau d’oxygène est bas ou notre niveau de CO2 est élevé, le corps respire plus souvent. Il existe de nombreuses raisons pour lesquelles le rythme respiratoire peut s’élever. Mais comme nous le voyons, le Président n’est pas en train de faire un jogging. Dans cette situation, une élévation du rythme respiratoire peut être due au stress, à la douleur, à la colère ou à une expérience de panique. Lorsqu’on observe le mouvement du micro attaché à la veste du Président Obama on peut remarquer précisément son rythme respiratoire: dix respirations, en 14 secondes. Cela revient à 42 respirations par minutes. Il est en hyperventilation.
Lorsque le corps n’a pas besoin d’une telle consommation d’oxygène, un rythme de cet ordre démontre une préparation physiologique pour un combat ou un face à face foudroyant. Le test au polygraphe (détecteur de mensonge) est accompagné d'un umma graph afin de mesurer les schémas respiratoires. Les changements respiratoires indiquent une augmentation du niveau de stress due aux questions. Ces dernières sont posées avec un certain délai entre elles mais les changements de rythmes respiratoires peuvent se produire instantanément et revenir ensuite à la normale dans un délai assez court.
Malgré un tel rythme respiratoire, il est difficile de croire que le Président Obama fait l’expérience d’une panique. Cependant, il faut envisager que son rythme respiratoire augmente à un niveau très élevé durant une courte période parce qu’il se sent mal à l’aise devant la ligne de questions visible à l’horizon. En étudiant son rythme respiratoire dans une discussion traitant d’un autre sujet plus humoristique et sans lien politique, on note qu’il a la bouche ouverte et effectue 18 respirations par minutes, donc plus de 50% de moins que devant le sujet ovni de Jimmy Kimmel.

Humour et déviation:
Dans l’interview, le Président Obama contre-attaque la première question de Jimmy Kimmel avec une blague. Les téléspectateurs perçoivent le Président comme une personne aimable et amusante. Son sens de l’humour est un composant clé de sa personnalité. Le Président Obama est d’ailleurs connu pour faire face aux situations de stress en utilisant son sens de l’humour. Quelques fois ses blagues marchent et d’autres fois elles souffrent d’un mauvais timing. Ici, il s’agit un talk-show (débat) dont le premier objectif est de créer du divertissement. Les blagues sont attendues. Et la stratégie est payante parce que ses blagues interrompent et introduisent un délai de reflexion avant ses réponses. Mais surtout, elles créent automatiquement une déviation par rapport à la question originale.
Kimmel : - Au moment où je serais investi, ma main serait encore chaude d’avoir touché la bible et je courrais immédiatement à l’endroit où ils détiennent les documents sur la zone 51 et les ovnis et j’irais partout pour comprendre ce qu’il se passe. Avez-vous fait cela ?
Président Obama : - C’est pourquoi vous ne serez jamais Président,… parce que c’est la première chose que vous feriez.

Ceci est la blague numéro 2. On note un certain bégaiement dans sa réponse. Le Président Obama n’a toujours pas répondu à la question mais comme Jimmy Kimmel continue de rire sans pour autant changer de sujet, il lance un troisième commentaire amusant.
Pdt Obama: - Les Extraterrestres ne laisseront pas les choses se produire… révéler leurs secrets. Ils exercent un contrôle strict sur nous.

Lorsque le Président Clinton s’est trouvé dans la même situation, devant la même question, il a suivi de nombreux détours et évoqué des informations superflues. Il démarrait de nombreuses phrases, commençait des explications, puis s’arrêtait tout seul en plein milieu; le reflexe typique d’une personne subissant une anxiété et qui ne veut pas se retrouver telle une biche surprise par les feux d’une automobile.
Mais le Président Obama donne le change et reste placide durant la discussion. Même si certaines personnes croient que les deux présidents ont reçu un script complet sur les questions qui vont être posées. Il demeure toujours difficile de formuler rapidement une réponse, ayant des allures de sincérité, lorsque de gros intérêts sont en jeu.
Si nous examinons pourquoi l’humour est utilisé dans une situation de stress, on sait en générale que l’humour permet:
- de gagner du temps pour formuler une réponse appropriée
- de masquer des expressions non souhaitées, car un bon rire implique la totalité du visage, ce qui peut être utile pour masquer des expressions non souhaitées qui
pourraient autrement s’échapper.
- de créer une déviation verbale afin de minimiser ou distraire l’autre personne, jusqu'à l’amener à s’en vouloir elle-même d’avoir posé la question. Toutefois, Jimmy Kimmel pose la question d’une façon enjouée.
Mais il reste possible que s’engager dans une hyperbole, comme vient de le faire le Président Obama, est une tentative pour forcer Jimmy Kimmel à abandonner le sujet.
- de créer une solution d'apaisement pour
l’interrogateur vis à vis de son incertitude et de ses doutes, tout en le poussant à se sentir idiot d’avoir posé la question. Ce qui est le plus ironique et éventuellement le plus sinique, c’est que l’exagération apparente de certaines blagues pourrait en fait décrire une situation parfaitement réelle.

Lorsque nous revenons sur la façon dont Barrack Obama a perçu la question ovni dans le passé, on remarque une évolution sensible de sa position. En 2007, sur MSNBC, s'est tenu un débat démocratique pour la présidentielle à l'époque des primaires démocrates (voir la vidéo au début du paragraphe sur le Président Obama). Le modérateur Tim Russert venait de cuisiner et de se moquer du sénateur Dennis Kucinich à propos d’une observation ovni qu’il avait effectué. Puis il se tourne vers le sénateur Obama et lui demande :
Tim Russert : - les trois astronautes d’Apollo 11 qui sont allés sur la lune en 1969 ont tous dit qu’ils croient en l'existence de la vie au-delà de la Terre. Etes-vous d’accord ?
Sénateur Obama : - vous savez, je ne sais pas et je ne suis pas supposé savoir. Ce que je sais c’est qu'il y a de la vie ici sur Terre et que nous ne prenons pas soin de la vie ici sur terre. Nous ne prenons pas soins des enfants qui sont en vie et malheureusement nous n’avons pas de sécurité sociale. Nous ne prenons pas soin des séniors qui sont en vie et qui voient leur prix du chauffage s’élever. Donc en tant que Président, ceux-là sont les gens dont je m’occuperai en premier. Il peut y avoir d’autres personnes sur leur chemin...(*sous entendu le chemin des extraterrestres)
Donc, le sénateur Obama rejette avec une grande rapidité le sujet et diminue l'importance de la question malgré son intérêt. Comme tout bon politicien, il ramène l’attention autour de sa campagne et évite une stigmatisation négative attachée à tout ceux qui partagent trop leurs croyances en la vie extraterrestre. Il fait toutefois un mouvement vers le sénateur Kucinich comme pour dire : « je laisse le sujet délirant des ovnis à ce gars-là… ».

Ce qui pousse à s'interroger davantage sur sa position. Pourquoi est-ce que le Président Obama blague à propos des ovnis ?
1) Est-il mal à l’aise de dire la vérité à propos de ce qu’il sait ?
2) A-t-il peur de se sentir ridicule s’il prend le sujet au sérieux ?

Selon Mr Lee Spiegel, reporter du Huffington Post et qui avait participé aux Nations Unis en 1978 à l’élaboration de l’audition officielle sur le dossier ovni, l’une des interventions du Président Obama de 2012 donne un éclairage sur cette question

En 2012, le Président Obama s’était rendu à Roswell au Nouveau Mexique, le lieu légendaire du prétendu crash ovni de 1947 et avait alors commis une gaffe. En débarquant de l’hélicoptère, il avait rencontré une foule de personnes qui l'attendait pour le voir. Un micro avait été installé et il commença à s’exprimer ainsi… « C’était un voyage merveilleux, nous sommes arrivés par hélicoptère à Roswell et je déclare aux gens que lorsque j’ai atterri, je suis venu en paix». Lorsqu’il s’exprima ainsi, tout le monde savait à quoi il faisait allusion. Sur l'enregistrement,  on peut d'ailleurs entendre les rires des personnes qui sont rassemblés autour de lui.
Devant l'enthousiasme, le Président Obama poursuit:
Pdt Obama : - Mais permettez-moi de vous raconter… Il y a des petits garçon de neuf ou dix ans dans le pays qui me demandent : « Avez-vous été à Roswell ? Et, est-ce vrai ce qu’on raconte? ». Et je leur réponds: "-si je te le dis, il faudra que je te tue… Alors leurs yeux deviennent gros... On va garder nos secrets sur ce point.".
Après cette intervention, on pouvait s’attendre à une explosion de rire de la part de la foule mais cela ne se produit pas. Quelques personnes ont toutefois essayé de rire car lui-même était en train de sourire, comme pour se demander si c’était vraiment drôle ce qu’il venait de déclarer. Mais effectivement, personne n’avait réellement trouvé cela drôle. Un grand nombre de personnes se sont d'ailleurs demandé comment un Président des États-Unis peut faire une telle blague sur le dos d’enfants de neuf ou dix ans en leur déclarant "
Si je te le dis, je dois te tuer" .
A cette occasion, le Président Obama a donc traité le sujet ovni avec dérision.
Au cours de l’interview auprès de Jimmy Kimmel, on note beaucoup moins de mépris de sa part. Il a lancé au moins trois blagues et n’a toujours pas répondu à la question de Jimmy Kimmel. Mais ce dernier ne se laisse pas influencer par le sens de l’humour et les tentatives de déviation et lui reformule la question en lui rappelant l’importance de dire la vérité, un peu comme le ferait un procureur.
Jimmy Kimmel: - vous savez il y a beaucoup de monde qui va examiner votre expression faciale, tous les tics, tous les trucs. Alors avez-vous observé, avez-vous vu, ... exploré ???

A ce instant, on peut observer un changement de comportement de la part du Président Obama.
Un premier signe a lieu au niveau du sourire qui est soudain réduit jusqu’à une quasi-disparition, comme s'il était dérangé, gêné par la situation. Lorsque Jimmy Kimmel termine la question, le Président Obama fait un mouvement de sa bouche qui éteint totalement le reste de son sourire, et ferme longuement les yeux à deux reprises pour tourner son regard dans une autre direction avant de commencer à lui répondre.

La mobilisation des yeux est toujours observée dans le cadre d'études comportementales permettant de déterminer la sincérité et le mensonge de certaines déclarations. Un regard fuyant est généralement associé
au sentiment de nervosité, de stress ou à la formulation d'un mensonge. Lorsque un mensonge est formulé dans l'urgence de l'instant, leurs auteurs brisent très souvent le contact visuel avec leur interlocuteur. Ils regardent ailleurs au moment de répondre aux questions cruciales.
L’observation de ses yeux au cours de plusieurs dizaines d’interviews, permet de remarquer que Barrack Obama regarde très souvent en bas à sa droite. Il passe 50% de son temps à regarder vers le bas et à perdre le contact visuel avec l’interviewer. Le regard en bas à sa droite relève apparemment de son procédé cognitif lorsqu’il doit répondre de façon précise à des questions difficiles.
Le domaine de la PNL précise que lorsque le regard se porte en bas à droite chez un gaucher comme le Président Obama, c’est pour accéder à un dialogue intérieur qui facilitera la communication plus précise de ses pensées.
D’autre part on peut remarquer qu’il cligne les yeux de façon répétée et prononcée. Cet indicateur révèle souvent un effort pour bloquer un repère auditif ou visuel désagréable car menaçant.
Le plus intéressant, est que le clignement prononcé de ses yeux est accompagné d’une difficulté à avaler, d’une flexion de la mâchoire, d’une rotation de la tête dans une autre direction que celle de son interlocuteur, d'un secouement de la tête pour dire non et d'un bégaiement de sa réponse :
Pdt Obama : - Je, je je , je je ne peux rien révéler...
Selon Mr Ben Hansen, le Président Obama secoue la tête avec un bégaiement comparable à celui d'un gars qui vient de dire à ses copains, qu’il ne peut pas se joindre à eux pour une sortie de pêche parce que sa femme lui a dit qu'il doit nettoyer le garage.
Les spectateurs peuvent sentir sa frustration comme si les choses étaient hors de son contrôle et il n’est clairement pas ouvert à une explication détaillée pour en donner les raisons. Ce serait comme de se mettre en mauvaise posture d'avoir dénigré sa femme auprès de ses copains.

Donc le changement de comportement est perceptible. Son sourire a disparu de son visage. La question n'est plus une plaisanterie. D’autre part, nous remarquons que la façon dont il répond est plus douce et moins audible. Ce qui correspond aussi au fait que les gens ont tendance à parler plus doucement, à marmonner les choses lorsqu’ils subissent un stress et n’ont pas confiance dans la façon dont leur parole sera reçue.
Nous avons signalé sa difficulté à avaler. L’augmentation de la salive et la recherche du dégagement de la gorge sont justement des signes courant d’insécurité ou de peur. Lorsque l’adrénaline augmente, elle accentue la production de salive durant une petite période de temps. Pour évacuer cette salive, la plus part d’entre nous avalons davantage, en prenant conscience de modifications qui ont lieu dans le corps.

Le bégaiement : la raison du bégaiement n’est pas connue. Il peut s’agir d’une combinaison de raisons génétiques et d’apprentissage du comportement. Toutefois, on peut observer dans plusieurs interviews que le bégaiement est un schéma courant dans les discours du Président Obama. Et on pourrait envisager que ce ne soit pas un signe pertinent. D’autant plus que les moments de stress augmentent sa probabilité d'apparition et aggravent le bégaiement déjà existant. Toutefois, la flexion prononcée de sa mâchoire qui est souvent employée pour se libérer d’une tension à l'instar d'un geste d’auto-apaisement doit être prise en compte. Lorsque l’anxiété augmente, la flexion de la mâchoire est un geste fréquent. En particulier dans les conversations comportant des éléments de stress.

En lui-même, un bégaiement ne veut pas dire grand-chose. Un avalement durant une discussion ne signifie pas que la personne est stressée. Il en est de même pour une flexion de la mâchoire. Mais lorsque tous ces éléments sont combinés avec un brusque changement d’attitude, un rythme respiratoire élevé, des déviations verbales, des évitements du regard juste avant de terminer de répondre, le schéma global commence à révéler une histoire derrière la surface.

Il est possible que Jimmy Kimmel ait perçu ce qui se produisait. Car plutôt que d’avancer dans les étapes du déroulement du show, il réagi aussitôt en poussant l'interrogation encore plus loin sur un ton ludique de défi.
Jimmy Kimmel : - Ho Vraiment ? Parce que le Président Clinton a dit qu’il a approfondi. Il a vérifié et il n’y avait rien.
Président Obama : - Bien, vous savez, c’est.. ce sont les instructions qu'on nous a demandé de dire.

Lorsque Jimmy Kimmel le relança avec le mot « Ho Vraiment ? », Obama répondit immédiatement en hochant la tête pour dire oui et ajouta une troisième fermeture de ses yeux, très appuyée, juste avant l'introduction d'une blague finale et le retour d’Obama-le-comédien.
Le changement de comportement est indéniable entre le moment où il utilise l'humour et celui où il parle avec une intention sérieuse. Les hochements de tête forment un signe suffisant de la part du Président Obama pour convaincre Jimmy Kimmel, qu’il est sérieux, que sa réponse est sérieuse. Le « Oui » avec les yeux fermés vient valider que c’est vrai, il ne peut en dire davantage...
Une personne en situation de mensonge peut hésiter avant d'acquiescer en même temps qu'elle formule la réponse. Une personne sincère tend à hocher la tête à l'appui de sa déclaration ou de sa réponse au moment même où elle la formule.
On ne constate ici aucun délai entre les hochements. Le Président Obama n’est plus en train de blaguer et il ne peut pas en parler. Lorsqu’il ferme les yeux, on peut envisager qu’une certaine émotion est subie en arrière plan. Peut-être une résignation car c'est une épreuve physique épuisante.

Partie 2 – Que communique le Président Obama ?

Ce qui est abordé, qu'il nie ou ne nie pas:
Dans cette interview, le Président Obama n’a jamais nié la connaissance d’une réalité extraterrestre. Ce qui est nié, c’est la possibilité de donner au public l’accès à sa connaissance ou à son implication. Il ne nie pas les efforts nécessaires pour explorer ce sujet. Il ne nie pas avoir été informé sur la possibilité d’une présence extraterrestre. Il ne nie pas d’avoir vu ou entendu des documents et des preuves. Il a simplement dit : Je ne peux rien révéler. Ce qui est une phrase instructive de la part d’un Président. Le Président Obama est le seul Président à avoir déclaré publiquement qu’il ne peut pas révéler d’information sur les ovnis. Il est important de remarquer qu’à d’autres occasions le Président Obama a employé l’expression « ne pas pouvoir » à la place de « ne pas être autorisé à ».

Imaginons à présent que l’administration Obama ait officiellement analysé le sujet ovni et qu'elle ait déclaré publiquement qu’il n’existe aucune preuve permettant de supposer l’existence d’une présence extraterrestre visitant la terre. Si une telle déclaration s’était produite alors ne serait-ce pas une réponse étrange de la part du Président que de répondre « Je ne peux rien révéler ! » ?

Pourtant la Maison Blanche a déjà répondu officiellement à la question ovni. En réponse à une pétition pour obtenir la divulgation du dossier ovni par le gouvernement, l’administration Obama fit une déclaration officielle le 4 novembre 2011 et nia que le gouvernement des Etats-Unis avait caché des informations ou des preuves d’une présence extraterrestre.

 - ooooops !!!!

wethepeople
Déclaration de l'administration Obama du 4 novembre 2011

 



Analyse de Ben Hansen

Article rédigé par Michel Ribardière
Avec nos tous nos remerciements à Mr Grant Cameron pour les nombreuses informations et le travail de synthèse qui nous ont énormément aidé dans la rédaction de cet article.
Avec tous nos remerciements à Mr Ben Hansen de la chaine télévisée, Syfy Channel pour le travail d'analyse très instructif et pertinent qu'il a publié sur internet et que nous avons
largement repris dans notre présentation.

Avec l'autorisation de l'Association 3AG ( Association des Anciens Agents du Centre Spatial Guyanais): https://www.facebook.com/association.anciens.du.csg/

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Posté par mribardiere à 15:20 - Commentaires [1] - Permalien [#]

Commentaires

    Les aveux d'Obama !...

    Aveux et sans guillemets : " ...Président Obama : - Bien, vous savez, c’est.. ce sont les instructions qu'on nous a demandé de dire. ..." C'est surtout la première fois qu'un Président , l'homme le plus puissant de la planète, reconnaît qu'il reçoit des ordres !... Et qu'il y obéit !... Les "théoriciens du complot" ont dû s'évanouir de saisissement !... Politiquement, c'est un suicide !... Mais , pour une Première, c'est une Première !... ( D'ordinaire, c'est plutôt chez les Russes , que ce comportement se produit ... depuis 1917 !...)

    Posté par évhémère, 27 septembre 2016 à 04:37

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