F.E.A

Informations sur les manifestations OVNI et leurs implications sur notre société. Des articles de synthèse, des témoignages, des documents, des vidéos, des enregistrements radio...

29 juillet 2016

Présidents Américains et UFO 2ème partie

Article publié avec l'aimable autorisation de l'Association 3AG (Association des Anciens Agents du Centre Spatial Guyanais)

Article rédigé par Michel Ribardière

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2EME PARTIE
Jimmy Carter (1977-1981)

En 1969, Jimmy Carter est en campagne électorale pour un poste de gouverneur. Alors qu’il intervient dans le cadre des Lion’s clubs, une lumière étrange apparait dans le ciel, se rapproche, puis s’immobilise avant de passer de la couleur bleue, verte à rouge et de varier de la taille de la lune à une taille plus petite, pour revenir à une taille plus importante. Une vingtaine d'autres participants observent eux aussi l’évènement. Jimmy Carter prit plus tard  le temps et la peine de remplir un rapport détaillé de trois pages et de l'envoyer à un groupe d'étude privé sur les ovnis : le NICAP.
Témoignage télévisé: https://youtu.be/2yK53ChdnUI

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Il semble qu’une autre observation ait été réalisée par Jimmy Carter en 1974. Son fils Jeff en témoigne dans le journal italien Eva Express: "Je me souviens très bien de cette nuit-là; j'étais près de mon père. D'abord, j'ai cru que c'était une étoile filante, et j'ai même dit à mon père de "faire un voeu". Mais l'OVNI continuait de se déplacer et de changer de couleur. Mon père murmurait: "Regarde, Jeff, maintenant c'est rouge... maintenant c'est vert... Mon Dieu..."
(Jacques Vallée, OVNI: La Grande Manipulation)

Lors de sa campagne pour la Présidence, Jimmy Carter promet aux électeurs de publier les éléments détenus par le Pentagone. En 1977, peu après son élection à la présidence, la Maison Blanche est assiégée de courriers. Des milliers de citoyens américains espèrent que le Président Carter sera le Président de la divulgation. Mais un grand nombre se demande aussi si ce dernier pourra effectivement tenir sa promesse de campagne. Toutefois les courriers sont tellement nombreux qu'il ordonne leur répartition entre la NASA et l'AIR FORCE.
George H.W Bush alors directeur de la CIA, lui répond officiellement que s'il souhaite obtenir ces documents, il doit passer par la commission des sciences et de la technologie de la Chambre des représentants. (Etant entendu que leurs documents lui permettront de répondre à ses promesses électorales puisque les éléments d'importances supérieures sont classés au niveau Top Secret pour le “President’s Eyes Only” et sont détenus par la National Security Agency, la CIA, le MJ-12, la DIA, et par des agences ayant accès aux fonds des Black Budgets.
Durant le mandat de Monsieur Carter, de nombreux documents liés au sujet ovni ont été déclassifiés comme promis, tandis que très peu d'éléments le seront ensuite par ses successeurs.
Au début de son mandat, Jimmy carter essaye réellement de dévoiler des informations. Il utilise des hauts fonctionnaires au sein de son gouvernement pour entrer en relation avec la CIA, le FBI et la NASA sur le dossier ovni. Mais ses tentatives échouent. Le FBI répond ne pas détenir beaucoup d'éléments tandis que la NASA reçoit un message de la CIA, lui demandant de ne pas coopérer avec la Maison Blanche sur ce sujet.
Bien que cet acte de la CIA semble anti-constitutionnel, il s'appuie en fait sur une règle imposée par la pratique du secret. Aux États Unis, certains sujets sont soumis à un cloisonnement qui restreint les habilitations. Ce cloisonnement est construit avec la règle du "Need to Know", le "besoin de savoir". Le directeur de la CIA indique donc que le dossier ovni est placé dans cette catégorie. Ce qui permet de s'interroger sur la détention ou pas, par le Président du gouvernement élu pour 4 années du "besoin de savoir" les secrets les plus sensibles et en particulier, ceux portants sur le dossier ovni.

Malgré le risque qu'elle impose au principe de la démocratie, cette règle aurait-elle fermé l'accès du Président, à des informations aussi sensibles ? Est-il possible que le Président, perçu parfois comme un rouage de l'administration publique, ait été considéré comme n'ayant pas "besoin de savoir" et cherchant seulement à satisfaire sa curiosité de façon non pertinente ? Est-il possible que des employés des agences gouvernementales puissent priver le chef du gouvernement, celui qui est décide de la politique du secret et la protège, d'informations essentielles ?

Le témoignage de l'ancienne directrice du Service de recherche de la Bibliothèque du Congrès, Marcia Smith témoigne effectivement d’un échange qui est peu connu. A l’époque de l’élection de Jimmy Carter, le Directeur de la CIA qui n’est autre que Georges H.W.Bush répond à Monsieur Carter très clairement qu'il ne lui transmettrait pas les informations ovni très sensibles qu’il recherche, que ces informations nécessitaient « un besoin de savoir » et que la simple curiosité de la part du Président n’était pas adéquate. Georges H W Bush sera ensuite remplacé et n'aura plus jamais la possibilité de rencontrer le Président Carter durant son administration.

Ronald W. Reagan (1981-1989)

Ronald Reagan a lui aussi été témoin à plusieurs reprises de manifestations ovni.
Un soir, Ronald et Nancy Reagan étaient invités à une réception à Hollywood par une personnalité très connue du show-business, Lucille Ball. Après trente minutes de retard, Nancy et Ronald Reagan arrivent finalement mais se montrent sous le choc. Ils déclarent avoir observé un ovni tandis qu'ils longeaient la côte en voiture et avoir pris le temps d’observer tous ses mouvements. Réf : Lucy in the Afternoon Cliquer ici

Une autre observation plus célèbre a été réalisée en été 1974, alors qu'il était gouverneur de Californie et rentrait d’un meeting de campagne dans un petit avion monomoteur. Deux autres personnes et le pilote se trouvaient avec lui. Soudain, ils aperçoivent, un objet lumineux blanc, inconnu, s’avancer vers eux en zigzagant. Le pilote surpris, ignorait complètement ce dont il pouvait s'agir. Ronald Reagan lui demande alors de suivre l’objet. Arrivé aux environs de Bakersfield, l’objet monte soudain très vite en altitude et disparaît.

Depuis le début de la guerre froide, les présidents américains n'ont jamais négligé les risques de déclenchement d’une guerre atomique suite à une méprise avec des manifestations ovnis aussi bien en URSS, qu'aux Etats-Unis. Les sites de lancement de missiles nucléaires ont eux aussi, été les lieux d'interventions de la part de ces intelligences inconnues. Des sites nucléaires ont été désactivés à plusieurs reprises lors d'intrusions par des ovnis. Les gros porteurs d’armes nucléaires, aussi bien que les sites de stockage ont aussi été confrontés aux manifestations. Durant les guerres en Asie, confrontés à ces observateurs, inconnus les militaires furent forcés de constater l'efficacité et les possibilités martiales, de leurs engins. Ils ne manquèrent pas de répondre de façon destructrice aux multiples tentatives d'interceptions, que l état major tenta de leur faire subir. Jusqu'à ce que les militaires décident finalement de les ignorer et de les éviter. Ce qui ne permettait pas de présumer de leurs intentions mais imposait de les considérer comme dangereux pour la nation et éventuellement pour l'espèce humaine dans sa totalité.

D'autre part, l'intrusion d'ovni au-dessus de la base nucléaire de Byelokoroviche en Ukraine en 1982 qui a donné lieu à l'activation et la mise en position de lancement de ses missiles puis à leurs dèsactivations démontrait que ces opérations de prise de contrôle menaçantes s'étaient déployées à une échelle planétaire.
En 1983, officiellement pour contrer la menace soviétique Ronald Reagan annonce le projet de déploiement futur d'un programme d’armement spatial, l’IDS (l’Initiative de Défense Stratégique). Composée d'armes laser et de missiles, l'IDS a pour objectif d'assurer depuis l'espace la défense du territoire américain contre tout agresseur. Dès le début, les chercheurs du domaine ovni ont soupçonné que le projet visait en fait à intercepter des ovnis, voire à contrer une invasion extraterrestre. Et la suite des déclarations de Ronald Reagan sur ce sujet n'a jamais cessé de confirmer cette perception.
Car Ronald Reagan s'est clairement tourné vers les leaders de plusieurs nations afin de tâter le terrain sur la possibilité de trouver une entente pour une défense commune en cas d'invasion par une intelligence extérieure.
Ainsi, en 1985, lors du sommet de Genève, le président américain, s’est adresse à Gorbatchev pour lui déclarer qu’il était persuadé que les deux superpuissances collaboreraient en cas d’invasion extraterrestre.

reagan gorbatchev geneve1985
Sommet de Genève 1985

Il est cependant important de considérer que Ronald Reagan avait pris l’habitude d’ajouter à ses discours des allusions à la menace venue de l’espace. Il était passionné par plusieurs sujets qui apparaissaient dans ses discours: les ovnis, les fantômes, l'astrologie et Armageddon.

Plusieurs indices liés à sa personnalité et à ses déclarations permettent toutefois de supposer qu'il n'a jamais eu une connaissance importante ou approfondie des éléments détenus par le milieu du renseignement militaro-industriel sur les ovnis.
Selon la C.I.A, Ronald Reagan avait une vision personnelle forte de la façon dont le monde tournait: l'URSS, athée était l'empire du mal, constitués de voyous et de tyrans qui n'avaient cessé de créer des troubles partout où cela était possible. Ses convictions religieuses le poussaient à penser que les israéliens étaient du bon côté dans le conflit du moyen orient et que les blocs arabes étaient tous globalement des terroristes. La CIA a tenté d'élargir sa compréhension de la situation durant quelques années jusqu'à ce qu'elle jette l'éponge, sans espoir que le Président se livre à un examen approfondi des questions de fond.
Le Président Reagan considérait que les PDB (Présidents Daily Briefings), séances d'informations tenues par la CIA à l'attention du Président ne pourraient rien lui apprendre de plus que ce que les journaux publiaient. Et s'il accepta d'y participer pendant la période de transition, sur insistance de son vice-président Georges W.Bush, ce fut à condition  que ces séances fussent courtes. Ensuite il demanda à ses conseillers de s'y rendre à sa place. Puis il autorisa une augmentation de liste des participants admis à lire les comptes rendus du PDB, tandis qu'il demeura le seul à les ignorer. La CIA considéra alors que les éléments sensibles devaient être retirés des PDB et cessa de transmettre ces éléments. En huit années de présidence, la CIA ne fut autorisée à le conseiller qu'une ou deux fois seulement.

En septembre 1987, il déclare à l'ONU

George H. W. Bush (1989-1993)

Georges W Bush est généralement considéré par les ufologues comme l’homme de l’intérieur, celui qui sait, mais se tait. Il est soupçonné d’appartenir au groupe Majestic 12 qui contrôle et gère le dossier ovni-extraterrestre depuis l’affaire de Roswell. Ces accusations ne datent pas de son mandat de directeur de la CIA au temps du Président Ford et du début du mandat du Président Carter, mais émergent plutôt de la globalité de sa carrière, de ses rares commentaires sur le sujet et du constat d'interruption des déclassifications de l’information liés aux ovni durant toute sa présidence. En effet, des milliers de documents sur les ovnis ont été déclassifiés au cours des mandats d’autres présidents alors qu'un seul le fut sous le mandat de George W. Bush. Toutefois, il n'a pu échapper aux questions portant sur le sujet ovni qui lui furent posées en public.
- En Mars 1988, alors qu’il faisait campagne à Rogers en Arkansas pour la présidence, George W Bush répond en tant qu’ancien directeur de la CIA sur la question de dire la vérité sur le dossier ovni aux Américains: «Je suis très prudent dans la vie publique sur le traitement des informations classifiées. ».
- Au journaliste pour l’Arkansas Globe, James Adder qui lui demande ce qu’il sait sur le phénomène Ovni. Georges H W Bush répond: «Je le connais (le dossier ovni). J’en sais pas mal », avant d’interrompre l’entretien.

La C.I.A s’exprime avec enthousiasme à propos du président Bush sénior. Ce dernier prenait très au sérieux le PDB, en avait réduit l’accès et imposait aux lecteurs un retour quotidien des livres d’informations. Durant la présidence Georges H.W.Bush, les incidents ovnis diffusés à la connaissance du public sont devenus rares. L’absence de documents ovni (à une unique exception) dans la bibliothèque Bush indique-t-il que ces affaires ont été détournées vers des agences telles que la NASA, l’Air Force, la DIA ou les programmes très classifiés des Black Projects afin de pouvoir les traiter en toute discrétion, loin des yeux du public?

- Sur le plan international le Dr. Marina Popovitch, ancienne cosmonaute et colonel de l'armée de l'air soviétique, dévoile dans l'émission de télévision Hard Copy (D. A. Lewis & R. Shreckise: UFO End-Time Delusion) qu’une discussion entre George Bush et Mikhaïl Gorbatchev portant sur les ovnis s’est déroulé à Malte. Celle-ci portait plus spécifiquement sur une observation d'OVNI faite par des scientifiques en URSS dans le cadre d’une expérience spatiale.
- Plus récemment en octobre 2015, afin de contribuer à l’avancement de la campagne présidentielle d’un autre de ses fils, Jeb Bush, petit frère de l’ancien président George W. Bush, Georges H.W.Bush l’a accompagné durant une collecte de fonds. Un homme dans la foule lui a posé une question sur le dossier ovni, à laquelle il a répondu de façon déroutante pour un ex-président et ex-directeur de la CIA. Son interlocuteur lui demande a quel moment le gouvernement annoncerait la vérité aux Américains à propos des ovnis. Georges Bush sénior a alors répondu : «Les Américains ne peuvent pas faire face à la vérité » juste avant que l’interrogatoire ne soit interrompu par les organisateurs de l’événement.


Bill Clinton (1993-2001)

« Si je te fais nommer procureur, je veux que tu trouves les réponses à deux questions pour moi. La première, qui a tué JFK? Et la seconde, est ce que les ovnis existent ? ».
L’une des premières décisions prises par le Président William « Bill » Jefferson Clinton, fut de nommer Webster Lee Hubble, son ami, avocat, fils d’un de ses professeurs d’université au poste de procureur général adjoint, avec un objectif majeur, celui de découvrir la vérité.(Voir Friends in High Places: Our Journey from Little Rock to Washington, D.C.)

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Bill Clinton serrant la main à John Fitzgerald Kennedy, alors président.

Le Président William Bill Clinton était fasciné par le sujet des ovnis. Grant Cameron(écrivain-chercheur), explique que les Clinton (ou une personne très proche dans leur entourage) ont (a) réalisé une observation ovni à la fin des années 70.

 

A l'ouverture, de la bibliothèque Clinton, qui présente un ensemble de documents déclassifiés provenant de l'administration Clinton,  un nombre important sont liés au dossier ovni. Contre toute attente, la bibliothèque s'est opposée à la déclassification de beaucoup d'entre eux relatifs au dossier ovni.
Durant son gouvernement, le Président Clinton donne l'apparence d'avoir tenté sans succès, d'accéder aux dossiers secrets sur les ovnis, qui sont détenus par les agences gouvernementales.
Ses actions en rapport avec le dossier ovni ont évolué. Certains de ses impératifs doivent être considérés: il est président, avec l'objectif de demeurer au pouvoir pour un second mandat puis de demeurer au pouvoir en dépit du risque de destitution (affaire Monica Lewinsky).
La bibliothèque Clinton donne à son mandat l'apparence de n'avoir pu exprimer tout ce qu'il pense, ni tout ce qu'il sait au grand public. Comme le démontrera la suite de ce dossier, la position intime du Président Clinton semble se résumer dans les termes suivants :
1) Le Président Clinton sait que les agences gouvernementales ont des secrets et qu'elles peuvent dissimuler leurs connaissances sur le sujet ovni, ainsi que ce qu'elles savent sur le meurtre du Président Kennedy. D'autre part, il n'ignore pas que les douze précédentes années de la CIA au service de présidents du parti républicain ont des conséquences sur l’orientation, la stratégie et les actions appliquées par le milieu du renseignement. Un grand nombre de leurs interventions sont ignorées par son administration puisque le Président Clinton, lui-même ne détient pas toutes les habilitations et en particulier ne franchit pas la restriction « Need to know » sur certains dossiers dont l'importance peut être considérable pour l'avenir du genre humain. Sa confiance dans les administrations du renseignement est tellement faible qu'il ne fera pratiquement jamais appel à elles, au grand dam des directeurs de la CIA qui se succèderont.

2) Le Président Clinton a compris que les informations dissimulées sont gérées par un groupe de pouvoir dont les ramifications au sein des agences gouvernementales opérent à l’abri des regards, tout en bénéficiant de possibilités et d'une protection illimitée. Deux voies ont pu être suivies:
- l'absence de briefing Présidentiel sur ces sujets sensibles lui aurait prouvé qu'il a été écarté comme le furent plusieurs autres Présidents. Sans ignorer le danger encouru et qu’il peut envisager à l’origine de l’assassinat du Président Kennedy, le Président Clinton cherche à identifier le groupe de personnes qui contrôlent ces dossiers.
ou bien 
- la transmission d'un briefing Présidentiel au cours de son mandat, lui confie le rôle de gardien des dossiers sensibles qu'il doit maintenir en l'état et protéger de la pression exercée par les collectifs civils qui cherchent à obtenir une divulgation.

Durant sa présidence, plus d’un millier de documents sur le sujet ovni seront déclassifiés. Pour exemple, les chercheurs français apprécieront le rapport de la NSA (Cliquez ici). Ce dernier résume le contenu d'une étude secrète française en 5 volumes de 500 pages, datant de juin 1978, réalisée au sein du GEPAN (Groupe d'Etude des Phénomènes Aérospatiaux Non identifiés, du CNES), toujours sous scellés à l'heure actuelle. Le rapport de la NSA décrit la composition du Gepan, la répartition de ses compétences et la régularité de ses interventions. Il explique que l'étude secrète française se concentre sur 11 manifestations ovnis de hautes crédibilités et de hautes étrangetés. L'étude secrète française serait très détaillée et stipule qu'un seul de ces onze cas est explicable de façon conventionnelle. Dans les dix autres cas, la distance entre les témoins et l'objet est inférieure à 250 mètres.... Le rapport poursuit la description sans omettre de préciser qu'une diffusion restreinte de 120 exemplaires de cette étude a eu lieu et que les chercheurs français ne détiennent pas d'informations supplémentaires à l'un des cas déjà bien connus des services américains: le cas de manifestation ovni de Téheran

CNES NSA

Pour ce qui concerne la classification des informations, le Président Clinton va prendre des mesures encore plus décisives en vue d'une déclassification. Au cours de son premier mandat, il va imposer l’ordonnance executive 12958 Executive Order 12958 qui ordonne de déclassifier tous les documents gouvernementaux dans les 25 ans, sauf exception. Ce qui ouvre sur une déclassification d'un milliard de documents.

Toutefois, la présidence Clinton comporte d'importants points faibles. Clinton est davantage intéressé par l'économie que par le domaine des renseignements qu'il ne consulte pratiquement jamais. Son premier directeur de la CIA est James Woolsey qui devient chef de toute la communauté du renseignement, soit 12 autres agences de renseignements complémentaires en plus de la CIA. Ce qui représente près de 80 000 employés. Malheureusement, James Woolsey, directeur de la CIA, ne possède aucune expérience de fond dans le milieu du renseignement. Malgré sa fonction officielle de «principal conseiller du président pour les questions de renseignement liées à la sécurité nationale», l’ignorance de James Woolsey n’incite pas les agences à une ouverture. Sans évoquer que l'incertitude de son poste n'incite pas au partage d'informations critiques ultra secrètes. En effet, il peut être remplacé du jour au lendemain au bon vouloir du président ou sur une décision du congrès, comme le fut George.H.W.Bush, directeur de la CIA au début du mandat du Président Jimmy Carter.
Ainsi, le Président Clinton, autant que son directeur central du renseignement James Woolsey, sont tous les deux ignorants du secteur des renseignements. Ils doivent repartir à zéro et compter entièrement sur la CIA de George Bush pour obtenir les informations nécessaires pour gouverner. D'autre part, Bill Clinton compte bien executer l'une de ses promesses électorales et réduire le budget de la CIA de 7 milliards de dollars dans les 5 premières années. Ce qui provoque une réduction de près de 25% du personnel, la première année.
Il est intéressant de signaler que James Woolsey et son épouse, officier, chef des opérations pour l’Académie Nationale des Sciences étaient tous les deux très intéressés par le sujet ovni, bien avant d’entrer dans l’administration Clinton. Ils avaient eux aussi assisté à une manifestation ovni dans le New Hampshire à la fin des années soixante.
Afin de mieux appréhender le dossier ovni au sein de la communauté des renseignements, James Woolsey va ordonner un examen du rôle de la CIA dans les enquêtes d'OVNI intitulé CIA’s Role in the Study of UFOs (Rôle de la CIA dans l'étude des ovnis), dont une version déclassifiée sera publiée en 1997. Cliquez ici pour le consulter. Il espère ainsi remonter jusqu'à lui, les informations accessibles. Mais, en décembre 1994, James Woolsey démissionne pour des raisons liées aux difficultés de sa mission et à l'absence de soutient du Président, laissant la place à John M Dutch, qui partira à son tour en 1997.

La période Clinton est aussi une présidence durant laquelle d'importantes initiatives émanant du domaine privé vont tenter d'infléchir la politique de secret du gouvernement et des agences gouvernementales sur le dossier ovni. Elles tentent d'initier un processus de reconnaissance officielle d'une intelligence non-humaine, démontrée par l'existence, les opérations et les démonstrations des ovnis.
Parmi ces démarches, celle du Dr Stevens Greer et de son groupe le CSETI du Project Starlight va réaliser de nombreuses séances d'informations auprès de membres influents de l'administration Clinton, dont le vice président Al Gore, ainsi qu'une discussion-briefing avec James Woolsey (Directeur de la CIA).
En quelques mots, la stratégie du projet de coalition Starlight (Lumière d'étoile) consistait à:
1) Identifier et Rassembler les meilleures preuves portant sur les ovnis et les extraterrestres.
2) Identifier les témoins issus des domaines militaires et du renseignement afin de connaître ceux qui acceptent de se manifester et de révéler ce qu'ils en savent.
3) Créer une équipe de conseillers pouvant réaliser des séances d'informations auprès des fonctionnaires de l'executif et leur recommander la déclassification du dossier ovni et la fin du secret portant sur le sujet.
4) Instruire les dirigeants et la population du monde pour ce qui concerne la réalité des ovnis et des extraterrestres.

Rockefeller_clinton

Président Clinton et Laurance et Mary Rockefeller

Une autre démarche très puissante: l'Initiative Rockefeller (Initiative Rockefeller - Cliquez-ici pour la consulter) est très significative. Elle va se déployer sur plusieurs années, avec des actions fortes, à l'international, auprès des autorités, des grands patrons de industrie et d'autorités d'institutions publiques. On compte trois rapports ovnis préparés pour l'administration Clinton au début de la période Rockefeller (dont l'un a été réalisé sur demande auprès de la CIA). Le couple présidentiel sera pris en photo avec Laurance Rockefeller à plusieurs reprises et en différents lieux. Signalons que Laurance Rockefeller a menacé à plusieurs reprises l'administration Clinton d'une campagne de presse sur le sujet ovni, impliquant la responsabilité du Président Clinton dans le maintien du secret. Une autre menace de Laurance Rockefeller pesait lourdement sur l'administration CLINTON, celle d'avoir su approcher la first Lady, Hillary Clinton, d'avoir obtenu son aide dans la formulation d'une demande de déclassification des affaires ovnis par le gouvernement et d'être en position de citer publiquement le nom de la première dame. Hillary Clinton dont le nombre de conseillers dépassait celui des conseillers du Président Clinton était bien impliqué au coeur des rouages de l'initiative Rockefeller. C'est pourquoi, l'administration Clinton se trouva forcée de répondre favorablement à plusieurs demandes de Laurance Rockefeller. Cliquez ici pour télécharger le courrier envoyé au conseiller scientifique du President, Gibbons, par l'avocat de Laurance Rockefeller dans lequel il implique Hillary Clinton.
Sixième homme à avoir marché sur la Lune, le Dr Edgar Mitchell, va lui aussi, soutenir l'ensemble de ces initiatives. La célébrité ainsi que la crédibilité d'un tel personnage vont largement appuyer les actions du Dr Greer et de Laurance Rockefeller.

Le sujet des ovnis ou du crash de Roswell sera évoqué plusieurs fois autour du Président Clinton dans les médias.

A l'occasion d'interviews ou de discours, le Président Clinton prend parfois la parole sur le sujet. Par exemple en 1995 à Belfast (Irlande) il choisit de répondre à un courrier d'un jeune garçon de Belfast à propos du crash de Roswell, plutôt que de répondre aux deux étudiants qui ont gagné le concours permettant de lui poser une question et qui se trouvent sur la scène près de lui :
« Voici la réponse à votre question. Non, pour autant que je sache, un vaisseau spatial extraterrestre ne s'est pas écrasé à Roswell, Nouveau-Mexique, en 1947. Et, Ryan si l'Armée de l'Air des Etats-Unis a récupéré les corps d'extraterrestres alors ils ne m'en ont rien dit, et je veux savoir».
Cette intervention publique va immédiatement lancer une seconde enquête de l'US AIRFORCE sur le crash de Roswell depuis le début de la présidence Clinton. Cette nouvelle enquête se concentrera sur les corps qui ont été retrouvés. Ses conclusions seront une fois de plus
moquées par les journalistes car les extraterrestres de 1m20 à la peau grise des témoins de 1947 vont être présentés comme des mannequins de bois de 1m80 en uniforme qui ont été parachutés à haute altitude en 1953... Toutefois cette enquête revèlera une situation anormale, suspecte et très grave dans le dispositif de classification et d'archivage: tous les documents de la base de Roswell durant cette période ont été détruits. Nul ne sait par qui, ou sur l'ordre de qui...

Une manifestation OVNI durant la période CLINTON: Le 13 mars 1997, un ovni de l'envergure la plus importante, répertorié dans les annales moderne des ovnis, est observé au dessus de la ville de Phoénix. Le nombre des témoins se compte en milliers, voire une dizaine de milliers selon les organisations. L'objet avait d'abord été observé non loin d'un satellite MISTI-3 de l'US AIRFORCE, juste avant que ce dernier ne tombe en panne, soudain à court de batterie. Le NORAD est donc passé en alerte DEFCON 3 et le Président Clinton (commandant en chef) qui se trouvait en Floride a été informé de l'activité ovni et rapidement transporté vers un endroit sécurisé d'où il pouvait superviser les opérations de défense. (consulter l'article du 18 mars 1998 (page 2) publié dans l'ARIZONA REPUBLIC).

A d'autres occasions, le sujet ovni est cité en périphérie du Président CLINTON. Les circonstances qui démontrent l'intérêt du Président pour le crash de Roswell, ne sont pas toujours heureuses. En août 1998, durant le processus de destitution, qui fut par la suite annulée par le congrès (affaire Lewinsky), les procureurs, à la recherche d'un roman prêté par la stagiaire Monica Lewinsky, le découvrent dans le cabinet l'étude privé du Président, entre les ouvrages de "Churchill Courage" et celui intitulé "La vérité à propos du Crash de Roswell".

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La vérité à propos du crash de ROSWELL

Un autre exemple est cité par le Dr Greer: un jour, le reporter de la Maison Blanche Sarah McClendon a demandé au Président Clinton pourquoi il n'avait pas fait quelque chose devant les appels à la divulgation OVNI. Clinton aurait baissé les yeux devant elle et répondu: « Sarah, il y a un gouvernement dans le gouvernement, et je ne le contrôle pas».

En Septembre 2005, Bill Clinton, répond en public à une question portant sur les "secrets transmis de Président à Président" à CLSA (importante compagnie d'investissement) à Hong Kong. (Voir l'interview plus bas). Bill Clinton aborde le sujet de Roswell et d'un site secret dans le Nevada (zone51) à propos duquel les gens sont convaincus, qu'il y a une soucoupe volante et peut être un extraterrestre dans des installations souterraines profondes, parce qu'ils n'autorisent personne à se rendre là bas. Il explique qu'il peut en parler car cela relève maintenant du domaine public. Dans son administration, il y avait de nombreuses personnes qui pensaient que Roswell était un mensonge.
Il ajoute que cet endroit, dans le Nevada, c'est sérieux. Il y a un artéfact extraterrestre là (2mn01). Alors il a envoyé quelqu'un pour voir de quoi il retourne. Mais, c'était seulement une installation Secret-Defense qui mène des travaux ennuyeux qui ne doivent pas être observés par d'autres. [...]
Puis il revient sur le sujet du secret (4mn05) de Roswell, en ajoutant que s'il en existe un, alors il ne le connaît pas. Ce qui le pousse à ajouter qu'il doit s'agir d'une illusion et que cela n'a pas au lieu, qu'il doit exister des explications rationnelles. Il affirmer qu'il aimerait savoir s'il y avait des documents secrets du gouvernement qui ont révélé des choses. Et que s'il y en a, alors on les lui a cachés à lui aussi. S'il y en a, alors il ne serait pas le premier Président américain auquel des sous-fifres ont menti, ou que des bureaucrates ont mis à l'écart. Il déclare qu'il peut exister des gens de carrière planqués quelque part, cachant ces sombres secrets, même aux yeux des Présidents élus. Et si c'est le cas, alors ils l'ont écarté avec succès ... et il est gêné d'avouer qu'il a tenté (rires) de les trouver.

En 1999, Steven Greer déclara en public que les tentatives pour motiver Clinton à faire la vérité sur le sujet ovni était sans issue car "Le Président n'était pas enclin à prendre le risque de le faire". On lui avait transmit sa position comme un fait établi.
L'administration Clinton a aussi comporté des membres très motivés par l'ouverture du dossier ovnis et la reconnaissance officielle. John Podesta, chef du personnel à la Maison Blanche et conseiller à la Présidence en fait partie. Mais ses interventions seront visibles bien après la fin de l'administration Clinton, durant les administrations de G.Bush et d'Obama.

John Podesta dans cet extrait déclare: - [...]Je pense qu'il est temps d'ouvrir les livres (l'accès aux informations) sur les questions qui sont restées dans l'obscurité, sur la question qui concerne les recherches du gouvernement sur les OVNIs. Il est temps de dire réellement la vérité. Nous devons le faire parce que c'est juste. Nous devons le faire parce que le peuple américain est vraiment capable de faire face à la vérité. Et nous devons le faire parce que c'est la loi.[...].

En 2015, Bill Clinton est interviewé sur le sujet ovni dans le Jimmy Kimmel Show. Il répond par l'affirmative lorsqu'on lui demande si il accepterait de révèler au public la présence d'extraterrestres si on le lui apprenait. Et il précise qu'il ne serait pas étonné si nous avions déjà été visité. Il espère que cela ne se passerait pas comme dans le film "Independence day" qui aboutit à un conflit. Il propose de réfléchir au fait que toutes les différences entre les gens sur terre apparaitraient bien minces si nous étions menacés par un envahisseur venu de l'espace.

IMPORTANT

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Article rédigé par Michel Ribardière

Avec nos tous nos remerciements à Mr Grant Cameron pour les nombreuses informations et le travail de synthèse qui nous ont énormément aidé dans la rédaction de cet article.

Avec l'autorisation de l'Association 3AG ( Association des Anciens Agents du Centre Spatial Guyanais): https://www.facebook.com/association.anciens.du.csg/

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