F.E.A

Informations sur les manifestations OVNI et leurs implications sur notre société. Des articles de synthèse, des témoignages, des documents, des vidéos, des enregistrements radio...

17 mars 2016

Les intelligences “extraterrestres” et nous

Cet article a été rédigé à partir d’un échange entre Sylvie Joubert et Michel Ribardière.

Depuis des décennies et probablement depuis toujours, des intelligences extérieures semblent se manifester par les manœuvres de certains ovnis (Objets Volants Non Identifiés) ainsi qu'à l'occasion de rencontres rapprochées. Après quoi courent-elles ? Que projettent-elles ? Sommes-nous capables de les comprendre ? Et l’une des interrogations parmi les plus importantes : leurs comportements, leur conduite de nos relations s'appuient-ils sur une morale, ou bien, sur une compréhension du sens de notre existence ? Nos visiteurs possèdent-ils une connaissance ou une vision plus profonde pour ce qui concerne le sens et le destin de la Vie en général et de la nôtre en particulier ? Sur quoi notre monde pourrait-il s'appuyer pour comprendre le point de vue de nos visiteurs ? Sur quoi pourra-t-il s'appuyer pour garantir des relations harmonieuses avec eux ?
Cette analyse pourrait aider nos contemporains à évaluer la situation ainsi que la conduite des opérations de nos visiteurs dans notre monde. Des opérations, dont il est faux de déclarer que nous ne savons absolument rien. Leurs efforts pour que nous comprenions un peu plus que ce qui se situe au bout de notre nez ne se révèlent pas stériles.

image

Il existe deux pièges à éviter si on veut tenter de poser convenablement ces interrogations. Le premier piège consiste à croire qu’en parlant d’intelligence extérieure (extra ou intra terrestre) il y aurait un modèle type de « bonnes » questions, pour la simple raison qu’il n’existe peut être pas un modèle homogène d’intelligence non terrestre, tout au contraire. Les êtres humains sont par exemple pleins de paradoxes et bigarrés et il n’aura échappé à personne que leurs idées ainsi que leurs morales le sont tout autant, sans évoquer leurs comportements, allant du pire au meilleur en passant par une indifférence parfois surprenante. Ce pire, ce meilleur, cette indifférence & Co, sont des traits récurrents de notre humanité. C’est aussi ce qui la rend difficilement gérable et imprévisible.

Imaginons cette même diversité comportementale, non pas à l’échelle terrestre, mais à l’échelle de l’univers. Nous observerons alors des projections éparses et différentes, en aussi grand nombre que les grains de sable sur cette Terre, au moins ! Si nous faisons définitivement le deuil de l’idée que l’intelligence extraterrestre (ou intra) peuplant le cosmos est bonne, profonde et fraternelle, ou au contraire mauvaise et agressive, s’il n’y a pas de comportement homogène venant du cosmos et que l’univers les contient tous, alors il y aura des comportements de leur part reposant sur une morale acceptable pour nous, et d’autres qui le seront moins. Autrement dit, il existe mille et une façons de penser le contact et de glisser la clé dans la serrure ouvrant la porte entre nous et des intelligences « Autres ». Ainsi, certaines formes de vie pourraient être éminemment subtiles et avancées en esprit, d’autres relativement proches de notre propre expérience terrestre, de notre entendement aussi, telle autre plus subtile sur un plan et moins sur un autre, etc. Comprendre l’intelligence des « Autres », suppose que l’on envisage de multiples niveaux de contacts parce qu’il pourrait y avoir de multiples projections de leur part, de multiples façons de comprendre ce qui les fait courir.
La question du contact est donc nécessairement plurielle, relative. C’est parce que nous ne comprenons pas suffisamment cela, que nous avons du mal à entrevoir que le contact est possiblement en cours, peut-être même qu’il n’a jamais cessé d’une certaine façon, même si nous n’avons pas encore vu de nos yeux un vaisseau atterrir au coeur de nos cités. Il faut se déprogrammer de l’idée qu’il y aurait une bonne façon de les comprendre ou d’initier un lien.

extraterrestres-2

Si, par contre, nous attendons de savoir ce que donnerait un contact physique et officiel avec un vaisseau atterrissant sur le toit de l’ONU ou ailleurs, avec une délégation supposément humanitaire… cela effectivement est à venir… encore que si on suppose que le passé, le présent et l’avenir coexistent comme le disent certains physiciens, cela a déjà eu lieu. Compte tenu de cet éclatement des valeurs appelant une polymorphie des intentions et des attentions, rien ne dit non plus que l’univers intelligent est « moral » ou « profond » au sens où nous l’entendons généralement. Mais, rien ne dit l’inverse non plus! Si on peut penser que certaines valeurs éthiques sont partagées, et pourquoi pas une certaine forme d’amour entre les formes d’intelligences, il n’y a pas lieu de valoriser une chose plutôt qu’une autre, au moins d’un point de vue sociologique.
Cependant, selon son propre cœur et en fonction de son choix de vie, c’est autre chose !
Le second piège est l’inverse du précédent qui poussait à la vision homogène : ce second piège consiste au contraire à penser que toutes ces formes de vie sont différentes de nous dans leurs motivations intérieures, dans leur excitant vital pour ainsi dire. Si on envisage une logique d’autosimilarité (l’autosimilarité suppose qu’une forme se maintient, quelle que soit l'échelle à laquelle on l'observe), on peut émettre l’hypothèse que les formes intelligentes humanoïdes (ou pas) sont mues par des élans assez similaires aux nôtres, mais sur la base d’une autre échelle de réalité matérielle et spirituelle.
Une intelligence se situant en barreau 3 et une autre en 6 projetteraient la même chose, seule la gestion de cette chose différerait en fonction du niveau technologique, de la culture en question, de ses acquis en terme de connaissance, de sa spiritualité, et cetera. Ici, sur Terre, notons que deux êtres de continents différents ont au fond les mêmes nécessités existentielles et ontologiques, bien que ne mangeant pas les mêmes aliments, ne se comportant pas de la même façon et ne croyant pas aux mêmes dieux ou savoirs. Pourquoi ?
Parce qu’il y a, ce qu’on pourrait appeler des besoins, des archétypes, des schémas, des schèmes, des récurrences, des idéaux types, etc. ( peu importe le mot), qui sont communs bien au-delà des dissemblances. Ceci montre que la vie en général résonne en autosimilarités, que le similaire revient même s’il s’habille de vêtements différents, et qu’il n’est pas impensable que cette autosimilarité structure toute forme de vie, humanoïde ou pas. Pour exemple, à notre niveau terrestre, ne retrouvons-nous pas les mêmes impératifs chez un végétal, un animal ou un humain (appel à la subsistance, appel à l’interaction, la perception, mais aussi à l’amour ou l’affection, etc.) ? Par contre, il est évident que le mode d’expression de ces «appels-leitmotivs» se fait de façon tout à fait différente chez l’une ou l’autre des espèces, un peu comme s’il y avait au fond un «langage» commun que le végétal, l’animal, et l’humain mettaient en scène chacun en fonction de son niveau de réalité.
Mais, fondamentalement, ces appels vitaux sont-ils si différents que cela ? Cela n'est pas certain. C’est un peu comme s’il existait un alphabet commun à toute espèce, humanoïde ou pas, et dont il serait intéressant de voir si ce dernier prend racine dans la partie commune d’ADN reliant tout ce qui vit dans l’univers. Ainsi, les intelligences extra-intra-terrestres pourraient bien «courir» après les mêmes choses que nous-mêmes, mais avec des moyens différents et selon le stade évolutif qui leur est propre. Il semble y avoir des quêtes auto-similaires (donc fractales) où la question que tout un chacun se pose n’est que l’écho d’une question posée en toute dimension, tout espace-temps, et dont la réponse s’actualise via ces formes par lesquelles nous existons.

extra-terrestre

Après quoi courent-ils? Possiblement après les mêmes choses que nous, à cause justement de cette fractalité-autosimililarité, à ceci près que la définition de la matière, de l’énergie et de la conscience n’est pas forcément la même chez les uns et les autres. D’ailleurs, sans parler d’autosimilarité, on pourrait aussi faire référence à la vision holographique selon laquelle la partie contiendrait le Tout, un tout indivis et atemporel : « La découverte de l’hologramme en 1947 a débouché sur des voies inattendues. Karl Pribram, David Bohm, codisciples d’Albert Einstein, semblent vouloir nous faire partager leurs convictions : l’esprit apparaîtrait comme un filet neural encodant de manière holographique toute l’information de l’Univers. Une étoile explose et l’esprit tremble, tout comme chaque cellule du corps encode toute l’information nécessaire pour reproduire le corps entier, ainsi tout esprit récapitule tous les événements cosmiques.» (Dr Henry Amoroso - Cerveau Droit. Voix et voie de Dieu - Aubin Éditeur). Selon le physicien, David Bohm, puisque la physique quantique fonctionne sans notion d’espace ou de distance, la matière n’est que de l’information, si bien que l’univers peut être comparé à un hologramme. De son côté, Karl Pribram, le neurophysiologiste américain, aboutit comme le physicien à la conclusion que le cerveau serait un hologramme emmagasinant des informations porteuses d’expériences archétypales. Le cerveau pourrait ainsi être vu comme un hologramme capable de construire une réalité objective étant la projection d'une autre dimension située par-delà l’espace et le temps.

Oui, mais toute vie n’est pas forcément pourvue d’un cerveau, pourrions-nous objecter ! C’est vrai, mais on peut imaginer que des formes de vie dépourvues de cerveau puissent néanmoins participer à cet encodage holographique a-spatial à partir d’un autre support que le cerveau. Par exemple, les racines chez le végétal (un cerveau dans la Terre, disent certains biologistes,) ou bien à partir d’une enveloppe subtile, plasmique ou autre, pour des formes de vie intelligentes en d’autres dimensions.

Sur quoi notre monde pourrait-il s'appuyer pour comprendre le point de vue de nos visiteurs ? Nous pourrions répondre : - sur une meilleure connaissance de ce que nous sommes et de qui nous sommes. Si nous nous comprenons nous-mêmes, alors nous serons mieux capables de les comprendre, mais avec la réserve suivante : nous ne pourrons empêcher la nature humaine de rapporter, limiter et réduire toute compréhension au niveau d’expérience et de langage qui est la sienne. Cette limitation, c’est par exemple le fait d’imager, de personnifier, de caricaturer, de rendre linéaire en déroulant chronologiquement les choses, un peu comme les religions l’ont fait en érigeant des livres enfantins censés parler du divin, parlant en son nom parfois ! Pourquoi enfantin ? Parce que le divin ne peut en aucune manière se raconter, se décrire, il se vit comme un état omniprésent et survivant à la mort de nos corps, à ce titre il se passe de nos dualités, de nos discours, de nos oppositions. Nous enfermons depuis des siècles le divin dans des récits saints, malsains aussi, alors qu’il n’est probablement à un niveau nous échappant qu’un État vibratoire, bref, nous le déformons pour le ramener à notre échelle d’entendement.

L’un des dangers qui nous guettent en allant à la rencontre d’intelligences autres que la nôtre, c’est que nous procédions de la même façon, c’est-à-dire en prenant l’humain comme un centre explicatif. Pour déjouer ce problème anthropomorphique, il faut prendre rendez-vous avec nous-mêmes, ceci est l’idée clé menant vers le contact harmonieux. S’il ne fallait retenir qu’une chose : - Approcher l’esprit de nos visiteurs, ce n’est pas forcément essayer de les comprendre eux, même si cela est évidemment utile et souhaitable en amont et aval du travail que nous faisons sur nous-mêmes.
L’erreur la plus commune est de croire que l’unique méthode de contact à l’égard d’une intelligence extérieure consiste à porter son regard vers l’extérieur. Ceci est vrai et faux à la fois, dans tous les cas ce n’est pas la seule méthode. Cette croyance s’est matérialisée via nos instruments d’observation (télescopes ou radars par exemple) censés capter des intelligences « Autres », ils sont orientés vers le cosmos infini, alors qu’il se pourrait que ce ne soit pas toujours le meilleur (du moins pas le seul) axe de questionnement sur le sujet. Certes, on peut toujours essayer de voir plus loin et encore plus loin, mais ne pourrait-on aussi se demander si notre télescope intérieur fonctionne correctement ? Savoir ce que sont ces intelligences « Autres » dans leur caboche, leur cœur ou leur esprit, convoque en partie une auto-observation, une plongée en soi même, sachant que plonger c’est renouer avec l’Un. Ainsi, à partir du moment où le contact est réalisé entre nous et nous, l’autre contact entre nous et ces formes “Autres” d’intelligence devient moins opaque. Savoir comment leur parler, comment créer le contact, comprendre ce qui les anime, consiste aussi à NOUS comprendre sans concession et dans une absolue a-moralité (qui n’est pas l’immoralité), sans déni, c’est-à-dire en allant dans notre part obscure autant que dans notre part lumineuse, puis comprendre que nous sommes reliés. Une petite phrase dans une chanson de M. Farmer illustre ce propos “Mais qui est l'Autre quel étrange messager, mais qui est l'Autre ton visage est familier…“. Si nous comprenons cela, nous n’aurons pas trop de mal à entrevoir quelle pourrait être la palette de leurs intentions, mais aussi le pourquoi des attentions (ou manque d’attention) portées à l’égard de notre espèce humaine par ces intelligences. En tout cas, la situation ne devrait pas être plus déstabilisante que lorsque nous nous retrouvons du jour au lendemain sur un continent étranger avec un sac à dos et ne connaissant pas un seul mot de la langue locale. Toutes les réponses aux questions que nous pourrions leur poser au sujet de ce qu’ils ont dans l’esprit sont, pour la plupart, déjà en nous, elles ne sont pas étrangères aux questions que nous nous posons nous-mêmes. Ce n’est que l’échelle et les modes de résolution de ces questions qui changent d’une forme de vie à l’autre, d’une dimension à l’autre.

amas-galaxies-du-quintette-de-stefan

Dans cette perspective, la Vie dans l’Univers comporte-t-elle un sens ? Certaines espèces cosmiques ont-elles découvert un sens aux innombrables manifestations de la Vie dans l’Univers ?
La vie, sous une forme végétale ou animale, qui se révèle sous des aspects si différents, en apparence, a-t-elle pas employé les mêmes solutions pour se manifester, les mêmes briques moléculaires, les acides aminés que l’on retrouve dans toutes les espèces connues ? Ainsi, malgré la diversité des formes, on ne peut écarter l’unicité biologique fondamentale. Et à en croire les découvertes effectuées sur certaines météorites, il faut envisager que cette unicité moléculaire soit un point commun avec d’autres espèces dans l’Univers. Ce qui implique que la vie terrestre trouve probablement son origine en dehors de notre sphère planétaire… On ne peut actuellement affirmer que toute vie dans l’Univers possède une seule et même origine, mais nous en savons suffisamment pour envisager raisonnablement que la vie sur notre planète possède une origine moléculaire commune avec la vie ailleurs. Et lorsque notre regard contemple l’infinité des mondes sur lesquels la vie a pu se manifester, il n'est pas irrationnel de lui attribuer un projet, une volonté, passant par la manifestation et plus profondément, une intention avec un objectif. Un objectif pour lequel la diversité des formes représente son choix d’une stratégie. Une stratégie à l’échelle cosmique pour atteindre un objectif de dimension cosmique. C’est pourquoi la diversité des espèces, la variété de leurs projets, la multiplicité de leurs expressions et de leurs développements intellectuels, voire psychiques, peuvent parfaitement être considérées comme le produit d'une intention originelle qui participent à l'atteinte d'un objectif originel à toute manifestation. Un sens auquel toutes les espèces sont reliées depuis leurs fondations jusqu’aux confins de leurs développements. Un sens qui rappelle à chacune d’elle sans exception, malgré leurs diversités, d’où elles viennent (leur origine commune), qui elles sont (leurs chemins variés mais collectifs) et où elles vont (leur destination commune).

Posté par mribardiere à 19:04 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

Commentaires

Poster un commentaire