F.E.A

Informations sur les manifestations OVNI et leurs implications sur notre société. Des articles de synthèse, des témoignages, des documents, des vidéos, des enregistrements radio...

05 octobre 2015

Univers matériel et noosphère

I. Les conjectures de l’exobiologie

Notre propos prend sa source dans un état des lieux de la recherche en exobiologie, résumé par la revue Science et Vie de septembre 2015, pour aller ensuite beaucoup plus loin en proposant un tableau systématique des propositions induites par l’ouvrage Ovni et Conscience, sur la nature du phénomène OVNI et, simultanément, sur l’essence de la réalité. Cet état des lieux est signé par la journaliste scientifique Mathilde Fontez et présente à grands traits, mais de manière précise et pédagogique, les acquis les plus récents de la recherche sur les exoplanètes ainsi que les « conjectures exobiologiques » que l’on peut en tirer. Celles-ci concernent le calcul que l’on peut établir quant à la probabilité d’éclosion de la vie dans des zones dites habitales. On y apprend que les astrophysiciens distinguent entre « zone d’habilité » et « zone de superhabilitabilité », mais aussi entre exoplanètes ayant une « taille habitable » et une « taille superhabitable ».

Hélas, l’article en question est formel et le diagnostic semble sans appel: en septembre 2015, on doit admettre qu’ « aucune des 1928 exoplanètes détéctées ne possède encore à la fois la bonne taille (taille superhabitable) et la bonne orbite autour de son étoile (zone de superhabitabilité) pour être superhabitable » (p.12, op. cit.). Aucune exoplanète ne mérite donc à ce jour le qualificatif de « planète superhabitable ».

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Fig.1. Extrait de l’article « Paradis extra-solaires », de Mathilde Fontez, Science et Vie n°1176-bis (septembre 2015), pp. 6-13

Tout espoir n’est pourtant pas perdu. On évalue à 200 milliards le nombre d’exoplanètes dans note seule galaxie (la Voie lactée) et d’après les données du télescope Kepler, les astronomes estiment que plus de 2% des étoiles abritent une planète superhabitable, ce qui donne le nombre exorbitant de 5 milliards pour notre seule galaxie. Difficile de refuser d’imaginer que sur ces 5 milliards de planètes potentiellement habitacles, au moins l’une d’entre elle ne puisse abriter effectivement la vie.

Mais, à supposer que l’une de ces planètes superhabitables ait pu voir la vie s’y développer, nous ne pourrons jamais la visiter, nous dit-on, car « aucun des moyens de propulsion existants ou envisagés aujourd’hui, les plus futuristes soient-ils, ne permettrait d’aller explorer une exoplanète dans un temps raisonnable ». L’argument est convaincant : « il suffit d’observer New Horizons. Cette sonde, la plus rapide de l’histoire (…) mettrait près de cent mille ans pour atteindre Alpha du Centaure, l’étoile la plus proche de nous, située à 4,3 années-lumière ». Deux cents mille ans l’aller-retour, cela fait cher payé, si je puis dire. Je n’ose même pas écrire ici le temps qu’il faudrait, à ce rythme, pour aller visiter des étoiles de la galaxie d’Andromède qui se trouve, elle, à 2,55 millions d’années-lumière de la Terre.

En raison de ses distances gigantesques, l’univers semble avoir interdit aux éventuels peuples qui le composent, de se rendre visite et même de communiquer entre eux, c’est-à-dire de s’envoyer des signaux qui soient « receptionnables » dans un temps raisonnable. Une « conversation » où le temps de battement entre le message et sa réponse est d’un million d’années par exemple, n’est plus vraiment un dialogue, surtout si l’un des interlocuteurs (sinon les deux) a totalement disparu de sa planète, entre-temps.

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Fig.2. Schéma de la communication

II. Le dilemme ufologique

Ces arguments sont bien connus de ceux qui s’intéressent à la problématique des OVNIS et ils constituent les principales objections que la science officielle adresse à l’idée selon laquelle ceux-ci puissent être des vaisseaux interplanétaires surgissant dans nos cieux, venus d’on ne sait où, on ne sait trop par quelle technologie, et selon quelle source d’énergie. Les ufologues n’en démordent pourtant pas et estiment souvent qu’une civilisation très avancée, par exemple en avance d’un million voire d’un milliard d’années sur nous, a très bien pu contourner ces difficultés et finir par abréger les distances afin de les franchir en un temps raisonnable. Les efforts déployés par eux pour imaginer un tel moyen d’abréger les distances se heurtent à de redoutables difficultés car elles doivent être cohérentes avec les lois de la physique qui sont, dans tout l’univers, remarquablement homogènes.

J’évoquerais ici (sans prétendre à l’exhaustivité) quelques-unes des solutions proposées :

Les extraterrestres ont peut-être réussi à voyager en passant par des trous noirs sans être « spaghetiffiés » (c’est le terme utilisé par les savants et qui signifie : « être réduit à l’état de spaghettis ») ; peut-être ont-ils réussi à provoquer l’ouverture de « trous de ver », en maîtrisant l’énergie considérable que nécessiterait une telle prouesse, mais sans que l’on sache comment ; ou alors ils ont pris une autre forme de « métro cosmique », en passant par un « univers gémellaire » dans lequel la vitesse de la lumière est plus élevée, avant de réintégrer notre univers où il retrouverait la vitesse luminique de celui-ci, ô combien plus lente. Les textes ummites indiquent même que leurs vaisseaux « chevaucheraient » les plis de l’espace-temps, grâce à une connaissance parfaite des constituants fondamentaux de la matière, les fameux et mystérieux IBOZOO-UU. La liste n’est pas close.

Toutefois, de deux choses l’une :

a) ou bien, il existe un mode de propulsion mécanique dont nous ne connaissons pas le principe et s’appuyant sur une forme d’énergie que nous n’avons ni encore découverte ni maitrisée. Dans ce cas la problématique OVNI pourra rester dans le giron de l’exobiologie, c’est-à-dire dans le cadre de l’espace-temps matériel et objectif.

b) ou bien, ce mode de propulsion n’existe pas et dans ce cas la problématique OVNI s’oriente vers la science noétique, c’est-à-dire le cadre de la Noosphère (ou du noo-cosmos) qui s’affranchit du cadre de l’espace et du temps (cadre non-local et atemporel).

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Face à ces tentatives, toujours très audacieuses, d’explication et de contournement des distances, ma position est parfaitement identique à celle que Jean-Jacques Jaillat a exprimé au début de sa contribution à l’ouvrage OVNI et Conscience, lorsqu’il écrivit que « l’hypothèse extraterrestre…à quelque degré que ce soit, est itérative et plus proche d’une pratique de la méthode Coué que de la construction d’un modèle conceptuel permettant de couvrir l’ensemble des données à notre disposition, si ce n’est par un modèle matérialiste/mécaniciste, sophistiqué ou plus simpliste selon les cas, mais toujours réducteur : l’aspect dominant ici considéré étant la matérialité du phénomène » (p.309).

Pour le dire d’une autre manière, toutes ces hypothèses du voyage interplanétaire attestent, en réalité, une parfaite méconnaissance du phénomène OVNI, une absence de prise en compte totale des formes insolites, aberrantes et mystérieuses sous lesquelles il s’est toujours manifesté. Ces formes invalident pourtant l’hypothèse selon laquelle un OVNI serait un vaisseau interplanétaire qui, après avoir parcouru (par quelque moyen qu’on puisse imaginer) les espaces intersidéraux, viendrait nous rendre visite, jouer à cache-cache avec nous, avant de repartir chez lui, aussi sec.

Invalider une telle interprétation n’est pas, ici, une idée émise à titre d’hypothèse mais constitue bel et bien une thèse et un résultat que les chercheurs les plus lucides avaient fini par atteindre, comme John Keel aux Etats-Unis et Aimé Michel en France. La démarche suivie ici consiste à affirmer qu’à côté de l’univers phénoménal, celui de l’astrophysique, composé d’étoiles, de planètes et de galaxies, il existe un Univers Réel, à la source de l'univers physique lui-même, lequel est un produit des volitions des consciences qui composent la noosphère, qui est cet univers réel.

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Fig.3. La Noosphère ou Univers Réel (représentation métaphorique, modèle du réseau de neurones)

La communication dans la Noosphère s’opère par adressage d'informations sur le modèle de la communication entre deux ou plusieurs neurones (modèle neuronal) ou entre deux et plusieurs réseaux informatiques (modèle cybernétique). Cet adressage d’information produit la manifestation phénoménale (matériel) de l’OVNI, exactement comme le téléchargement de données d’un ordinateur à un autre produit des images visuelles, du son, de la couleur, etc. sur notre écran.

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Fig.4. Communication et matérialisation par adressage d’informations conscience exogène/conscience humaine

La circulation de l’information, au sein de la Noosphère, est créatrice de matière, c’est-à-dire de phénoménalité. Cette communication est unilatérale (conscience exogène vers conscience humaine). Seuls les médiums et les personnes ayant eu une NDE ont leur canal de conscience ouvert et peuvent établir une communication active/bilatérale. Ce système de circulation de l’information permet aux intelligences qui peuplent l’univers réel de communiquer entre elles et de se déplacer d’un monde conscientiel à l’autre, là où les distances infranchissables dans l’univers physique rendent impossibles toute communication et toute visite entre les mondes phénoménaux.

Cette communication « noétique » est rendue possible par le fait que toutes nos intelligences sont interconnectées. Intelligences humaines entre elles mais aussi intelligences humaines et exogènes. Au niveau de la réflexion qui est la mienne les deux arguments majeurs pour illustrer cette interconnexion sont :

a) les apparitions sélectives d'OVNI ou d'occupants : un témoin voit ce que les autres ne voient pas, indice d’un processus de connexion;

b) les éléments personnels ou transpersonnels qui apparaissent dans les récits de RR3, qui attestent que le phénomène puise son habillage dans le matériel psychique du témoin (souvenirs).

Mais ce mode de connexion fait l’objet d’un redoutable brouillage, des systèmes de brouillages en étages que la réflexion ufologique se doit maintenant de décortiquer et de désamorcer. Il y a donc un gros travail à faire pour dénombrer les niveaux de brouillage du phénomène, niveaux qui parfois se superposent et font de ce qui est observé un phénomène crypté, ultra-crypté même. La raison d’un tel cryptage est, pour moi, inconnue et il s’agit de se demander qui vise-t-il à protéger, si tel est sa finalité : les consciences exogènes émettrices ou les consciences humaines réceptrices ?

Philippe Solal
Agrégé de philosophie

Posté par mribardiere à 23:06 - Commentaires [1] - Permalien [#]

Commentaires

    Révolution de la pensée

    Ce nouvel article de Philippe Solal constitue un véritable "big-bang ufologique" autant que "physique".
    Merci à vous Michel de le relayer.
    L'Ame du monde créatrice du monde phénoménologique: certains sont passés au bûcher, en d'autres temps, pour avoir provoqué d'autres révolutions de la pensée.
    Quel courage!

    Posté par Muriel, 06 octobre 2015 à 09:44

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