F.E.A

Informations sur les manifestations OVNI et leurs implications sur notre société. Des articles de synthèse, des témoignages, des documents, des vidéos, des enregistrements radio...

02 octobre 2010

CONCLUSIONS PROVISOIRES

En exclusivité et avec l'aimable autorisation du Président de la commission Sigma de l'Association Aéronautique et Astronautique de France

Pour tous ceux qui connaissent l’ensemble du dossier nous n’apportons rien de bien nouveau depuis le 1er octobre 2008 et nous le regrettons tous un peu.
Les rencontres très fructueuses dont nous avons parlé nous ont beaucoup apporté, malgré la discrétion de nos interlocuteurs. En effet, tous connaissaient, avant de nous recevoir, les éléments sur lesquels nous avons fondé nos réflexions et nos recherches. Aucun ne les a critiqués, aucun n’a proposé de méthodologie alternative, tous nous ont en fait encouragés à continuer.
Il est probable que tous les organismes officiels dont nous avons rencontré les responsables ont depuis longtemps tiré les mêmes conclusions que nous. Nous espérons même que beaucoup sont allés bien au-delà de ce que nous allons vous rappeler.
Aucun phénomène naturel ne peut rendre compte de la majorité des rapports d’observation accompagnés de détections électromagnétiques réalisées par un ou plusieurs radars. Les services de la défense et de la circulation aérienne générale ont été confrontés, un certain nombre de fois, un peu partout dans le monde, à des incursions aériennes inconnues ou à des phénomènes artificiellement provoqués. Les documents que nous avons évoqués lors de notre présentation du 1er octobre 2008, en particulier la synthèse du général TWINING [6], adressée le 23-09-1947 au commandant de l’Air Materiel Command, ne disaient pas autre chose.

D’autres éléments confirmés par des documents officiels, comme les survols répétés des installations de l’Atomic Energy Commission de 1948 à 1952 [7], la déprogrammation de missiles intercontinentaux en 1967 [8] et, plus récemment, des interférences délibérées avec des avions de ligne, comme à Bariloche en Argentine, confirment notre hypothèse5. Le comportement de ces engins au cours de rencontres avec des avions de chasse ou des intercepteurs – certains ont participé à de véritables combats tournoyants aux USA – suggère qu’ils sont pilotés, téléguidés ou dirigés par des automatismes particulièrement perfectionnés.

Les observations réalisées depuis 1946 suggèrent que certains engins utilisent une technologique inconnue. Cependant, nous n’avons pas suffisamment analysé les documents et témoignages disponibles. Nous nous contentons, pour l’instant, de citer quelques exemples :
• des accélérations longitudinales dépassant 10 g ont été mesurées, en Belgique, par des intercepteurs de la force aérienne en 1989, 90 et 91 [9]. Nous reprendrons les données enregistrées dès que nous en disposerons ;

• des accélérations importantes au moment du départ d’engins venant d’effectuer un vol stationnaire, furent plusieurs fois notées par des témoins civils. Des accélérations et décélérations inusuelles, des arrêts soudains, ainsi que des virages extrêmement serrés avaient été détectées simultanément par deux radars et observées par des témoins au dessus de Washington DC, les 19 et 26 et 29 juillet 1952 [10]. Les échos radar de ces objets furent en outre décelés brièvement sur leurs radars de bord par les équipages des intercepteurs lancés à leur poursuite ;

• une forme inconnue de sustentation ne faisant pas appel à la réaction d’une masse projetée vers le bas – comme c’est le cas pour les avions, les hélicoptères et les fusées – a été notée à plusieurs reprises, en particulier dans les cas de Transen- Provence [janvier 1981] et de l’Amarante [octobre 1982]. Elle fut manifestée par certains des engins impliqués dans le survol de la Scandinavie pendant l’été de 1946 (voir le document Hillenkoetter [11]). Plusieurs témoins en France, en 1954, avaient observé dans le ciel des engins statiques de grande dimension [12]. Il convient d’insister sur le fait qu’aucun appareil aérien de construction terrestre n’est capable de ce genre de performances ;

• des vols à très faible vitesse d’engins de grandes dimensions souvent triangulaires, furent observés à très basse altitude par des dizaines d’automobilistes en 1989 et 1990 en Belgique [13];

• le 5 novembre 1990 [14], en France, entre 18:45 et 19:15 de nombreux « appareils » de formes variées furent observés, et même filmés [15], sur deux itinéraires principaux : de la pointe du Finistère à Strasbourg, et du pays Basque à Nancy en passant par le Massif Central. Les observations allaient du triangle portant des lumières à la partie inférieure, à un fuselage allongé de plus de deux cents mètres de long, dépourvu d’ailes (Gretz-Armainvilliers). Un silence inhabituel fut noté pendant la plupart de ces manifestations ;

• une vitesse de 2300 km/h en vol horizontal a été signalée par les radars finlandais en 1946 [16]. Des vitesses de l’or- LA VIE DES COMMISSIONS TECHNIQUES 10 N°9 OCTOBRE 2010 LA VIE DES COMMISSIONS TECHNIQUES dre de MACH 5 à relativement basse altitude – 9 à 10.000 mètres – ont été mesurées par un avion de ligne en 1966, au sud ouest de Buenos Aires [17]. En juillet 1994, les radars de la circulation aérienne, à la verticale de Détroit, mesurèrent une vitesse du même ordre de grandeur à une altitude légèrement supérieure. Cette dernière observation [18] fut confirmée par trois équipages d’Air France, de Lufthansa et d’Olympic Airways. Du fait de l’échauffement cinétique des bords d’attaque et d’une traînée élevée, ces performances sont pratiquement hors de portée des aéronefs militaires actuels,… ce qui était encore plus vrai en 1966 ;

• une forme particulière de furtivité a pu être vérifiée en ce qui concerne l’observation simultanée d’un disque aérien de grande dimension par le commandant de bord Duboc et son équipage, ainsi que par une station radar de la défense aérienne [19]. Alors que le disque observé avait visuellement disparu pour l’équipage d’Air France il continuait à être détecté par les radars militaires. Dans d’autres cas, les engins restèrent clairement visibles pour les observateurs mais sans apparaître sur les écrans radar. Ce fut le cas, semble-t-il, pour une partie des observations réalisées le 5 novembre 1990 ;

• la supériorité aérienne des engins concernés, si engins il y a, est telle qu’aucune des nombreuses interceptions qui ont été déclenchées contre eux, aux États-Unis par exemple, n’a permis d’abattre l’un ces appareils. En revanche, ils sont réputés avoir causé la destruction de plusieurs avions américains lancés à leur poursuite, vers la fin des années quarante [20]. Ils paraissent capables de violer en toute impunité les espaces aériens les mieux défendus du monde.

Les caractéristiques évoquées suggèrent que, dans de nombreux cas, les appareils détectés loin d’être non identifiés, sont parfaitement reconnaissables par les organismes de la défense aérienne, comme relevant d’une technologie très en avance par rapport à la nôtre. [Les trajectoires saccadées à angles droits et des descentes en feuille morte sont connues depuis les années cinquante. Des vitesses considérables à des altitudes relativement basses apparaissent dans plusieurs documents (La Paz par ex. [7] ). Ce sont presque des signatures !

Nous n’avons pu obtenir aucune indication sérieuse quant à l’origine des phénomènes aérospatiaux faisant l’objet de nos recherches. Les éléments technologiques que nous avons retenus sont confirmés par de nombreux documents militaires, de plus rares synthèses et des textes de loi (comme JANAP 146 (voir par exemple [4], p. 132)). Ils permettent d’élaborer quelques suppositions sur les aéronefs en question, qui ne semblent pas pouvoir appartenir à une technologie terrestre identifiable aux époques où ils furent observés. Avant de réexaminer des hypothèses déjà proposées, nous pouvons rejeter toutes les thèses ignorant les éléments du dossier tombés dans le domaine public. En particulier, celles qui ne tiennent aucun compte des rapports militaires déclassifiés ou omettent sciemment de citer une partie des témoignages [voir par exemple le rapport “Air Force Research concerning the Roswell incident”, Col. Weaver, juillet 1994]. Nous estimons devoir rejeter la thèse d’une origine terrestre de toutes les observations réalisées depuis la seconde guerre mondiale. En effet, si une nation du globe avait pu mettre au point secrètement une armada d’engins exotiques tels que ceux qui sont observés depuis plus d’un demi siècle, les moyens d’analyse logistique et stratégique disponibles auraient très rapidement permis de l’identifier. Les survols illégaux dont elle se serait rendue coupable auraient d’ailleurs constitué autant de casus belli. De ce fait, l’hypothèse centrale (d’une possible origine extraterrestre) proposée par le rapport COMETA ne peut pas, aujourd’hui encore, être prise en défaut et demeure parfaitement crédible. De nombreux documents et éléments étudiés par les rédacteurs de ce rapport la confortent. Nous avons donc retenu, parmi quelques autres, mais seulement à titre d’hypothèse de travail, l’éventualité que la plupart des engins observés puisse avoir une origine non terrestre.

La commission SIGMA n’a pas, pour l’instant étudié le problème des communications, s’il en est, entre des êtres humains et des êtres hypothétiques mettant en oeuvre les engins aériens et spatiaux détectés dans l’environnement terrestre. Cependant, le survol répété de 1948 à 1949 de toutes les bases américaines où les armes atomiques étaient construites et stockées, pourrait être considéré comme un message transactionnel clair et une menace implicite. Il en va de même pour les déprogrammations confirmées de missiles intercontinentaux à Malmström AFB dans le Montana, le 16 mars 1967, par exemple, alors qu’un engin lumineux de la taille d’un B-52 survolait le site à très basse altitude.

Il reste possible que certains groupes humains, la plupart des services de renseignement des pays les plus performants du monde et quelques responsables politiques, possèdent des informations auxquelles nous n’avons pas eu accès pendant nos recherches. Ces informations pourraient concerner, entre autres, des éléments physiques – matériaux inconnus, épaves plus ou moins complètes, spécimen biologiques, films et photos, contacts directs avec certains responsables des incursions constatées – qui constitueraient autant de preuves recevables. Chacun sait que le gouvernement des États-Unis est réputé détenir, depuis l’été 1947, de tels éléments. Plus de trente affidavits – déclarations sous serment ayant valeur de preuve juridique dans les pays anglo-saxons – affirment que la récupération d’éléments matériels a bien été réalisée en juillet 47, au Nouveau Mexique, par les forces armées américaines. Ils sont reproduits et traduits dans plusieurs ouvrages (voir par exemple [4], [8]…).

CONCLUSIONS
Au cours de nos enquêtes nous avons rencontré plusieurs personnes qui étaient parvenues, grâce à l’étude de documents et de livres, aux mêmes conclusions que nous. Ce fait ne nous a pas du tout surpris. La somme des informations ouvertes sur le sujet qui nous intéresse est telle que toute personne patiente et sachant lire l’anglais – ou disposant de la traduction des documents les plus importants – doit pouvoir tirer des conclusions personnelles très similaires aux nôtres. De ce fait, nous pensons qu’une mise à la disposition du public de tous les éléments du dossier – en tout cas ceux qui peuvent être divulgués sans menacer la défense nationale – représenterait une alternative préférable à une annonce prématurée. Elle permettrait à ceux qui le désirent d’arriver à des conclusions personnelles fondées. Ceux qui se sentiraient menacés par la nature même de ce sujet pourraient continuer à s’en désintéresser. Comme vous pouvez le constater, si nous avons réellement progressé dans l’évaluation des données dont nous disposons, nous ne sommes toujours pas en mesure d’être très affirmatifs. Des pans entiers du problème restent dans l’ombre,… ce qui le rend d’autant plus passionnant.

Bibliographie
[1] « Cometa. Les ovnis et la Défense – A quoi doit-on se préparer ? ». Edition du Rocher, 2003.
[2] Note technique GEPAN N°16 : « Enquête 81/0 - Analyse d’une trace ».
[3] Jean-Gabriel Greslé – « Documents Interdits. Ce que savent les Etats-Majors. 2004 », Editions Dervy, ISBN : 2-84454-274-3.
[4] Jean-Gabriel Greslé – Extra Terrestres. Secret d’Etat. 2010, Editions Dervy, ISBN : 978-2-84454-621-0.
[5] Note Technique GEPAN N°17 : « Enquête 86/06 – L’amarante ».
[6] Cette synthèse de l’Air Materiel Command, destinée au général commandant l’Army Air Force apparaît pour la première fois en APPENDIX R du rapport CONDON, pages 894 et 895 de l’édition Bantam de janvier 1969, n° 553-04747-195.
[7] Références du survol des installations nucléaires par des engins et des phénomènes inconnus : 1. Rapport La Paz : un document de 44 pages : « Headquarters United States Air Force, Washington - File No : (28-8)-28 Summary of Observations of Aerial Phenomenon in the New Mexico Area » December 1948 – May 1950. 2. Une autre référence est représentée par la lettre d’accompagnement de ce document : File No (24-8)-28, du 25May 1950. Même intitulé que le rapport et adressé à Brigadier General Joseph F. Caroll, Director of Special Investigations Headquarters USAF XWashington 25, DC. 3. Une autre source est représentée par des documents du Counter Intelligence Corps : « FORM OR-514 (April 1950) Incident Report AEC Patrol (deux pages); CIC, FAO # 8, P.O. Box 379, Knoxville Tennessee, 17 october 1950. OBJETCS SIGHTED OVER OAKRIDGE » (trois pages); Plus 18 pages de la même source qui couvrent la période du 18 octobre au 2 novembre 1950.
[8] En ce qui concerne les déprogrammations de missiles intercontinentaux par des disques volants en 1967, la référence la plus complète est : FADED GIANT de Robert Salas et James Klotz copyright 2005 ISBN 1-4 196-0341-8. Cet ouvrage contient en annexe 68 pages de documents déclassifiés reproduits en fac-simile.
[9] Interview du général Wilfried de Brouwer commandant de la Force Aérienne Belge au moment des faits.
[10] Observations au dessus de Washington DC, les 19, 26 et 29 juillet 1952 : 1. The UFO Encyclopédia – John Spencer for BUFORA (British UFO Research Association) Headline Book Publishing 1991. Page 409, Washington “Flap” : “Among the many radar visual sighting were a significant number tracked by the nearby Andrew Air Force Base.” 2. Aussi, l’ouvrage du capitaine Ruppelt « The Report on Unidentified Flying Objects » cité par Allen Hynek dans « Nouveau rapport sur les O.V.N.I. » pages 22 et 23 : « Lorsque les radars de l’aéroport national et de la base aérienne de Andrews détectèrent, la nuit suivante, des UFO au voisinage de la capitale fédérale… » 3. Aussi le témoignage de Jean Gabriel Greslé, repris dans « Extra-terrestres. Secret d’Etat » Editions Dervy 2010, pages 11 à 12.

[11] « Report on Guided Missiles sent from Soviet Controlled Territories over Scandinavian Territories »: Document TOP SECRET serial nr. 39-8-46 monograph index guide nr. 8C4 5900 du 13 août 1946. § 5: “A supersonic speed ( a non official evaluation of the Headquarters of the Finnish Air Forces places this at 2800 kilometers per hour)”; § 6, ligne 3: …one report mentions “An engine ressembling a huge cigar”. Ce document est signé par le Lt Commander C. A. Rocheleau et par Cpt. R.H. Hillenkoetter chargé de sa diffusion. Ce dernier, devenu directeur de la CIA l’année suivante, est le plus connu, d’où le nom, parfois donné mais peut être abusif, de « document Hillenkoetter ».

[12] Surnommé “le grand cigare des nuées” plusieurs observations de ce type ont été réalisées en France pendant la vague de 1954. Voir par exemple dansMystérieux objets célestes de Aimé Michel, préfacé par le général Chassin, Robert Laffont éditeur, p 29, le paragraphe intitulé : « Le Grand Cigare Vertical »

[13] Voir les deux volumes de « Vague d’OVNI sur la Belgique » édités par la SOBEPS. Organisme chargé par le général de Brouwers, déjà cité, d’enquêter auprès des témoins au sol. Les triangles se déplaçant à basse altitude et à faible vitesse représentent une majorité des cas rapportés par les civils. L’un d’eux est même photographié sur la couverture.

[14] Sur la soirée du 5 novembre 1990, il existe des témoignages civils, recueillis par la gendarmerie comme celui de J. Greslé et de ses élèves à Gretz Armainvilliers. Il est détaillé dans « OVNI un pilote de Ligne parle » Guy Trédaniel éditeur 1993 ISBN : 2- 85707-555-3 : pages 226 et 227, avec croquis et calcul.

[15] Même remarque mais, la revue « Lumières dans la nuit » Editée par Joel Mesnard comporte de nombreux exemples relevés cette nuit là entre 18h 45 et 19h 15.

[16] Déjà cité dans [11]: § 5 “A supersonic speed ( a non official evaluation of the Headquarters of the Finnish Air Forces places this at 2800 kilometers per hour)”

[17] Observation effectuée par un équipage d’Air France et transmise à la Commission Condon (Commandant de bord : Colonel Barbanchon, copilote Jean-Gabriel Greslé), reprise dans « OVNI un pilote de ligne parle », déjà cité, pages 12-13. [

18] Observation effectuée par un équipage d’Air France (Commandant de bord : Jean-Gabriel Greslé) et confirmée par le radar du contrôle aérien de Détroit USA et par deux autres avions de ligne. Voir « OVNI un pilote de Ligne parle », déjà cité, pages 13-16.

[19] Témoignage du Commandant Duboc. Vol AF 3552 du 28 janvier 1994 à 13h12, verticale de Coulommiers, dans VSD Hors série juillet 1998, page 23.

Lettre N°9 - 2010 :
Editorial

Rapport d'Etape - Introduction - La situation actuelle en France

LE BILAN DE SIGMA

Implications militaires du phénomène des OVNI

LES CAS FRANÇAIS LES PLUS SIGNIFICATIFS

CONCLUSIONS PROVISOIRES


Articles complémentaires:

L'Armée de l'Air et les PAN

Jean Pïerre Chapel et les OVNI

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