F.E.A

Informations sur les manifestations OVNI et leurs implications sur notre société. Des articles de synthèse, des témoignages, des documents, des vidéos, des enregistrements radio...

30 avril 2010

OVNI, et si les gouvernements étaient au courant….

OVNI, et si les gouvernements étaient au courant….

F. Anceau

La grande majorité des ufologues qui se veulent sérieux font l'hypothèse que les gouvernements ne savent rien à propos du phénomène OVNI et qu'ils ne cherchent même pas à améliorer cette situation. D'après eux, ces gouvernements appliqueraient simplement la politique de l'autruche vis-à-vis de ce domaine. Les ufologues ne se sentent-ils pas investis de la mission de sortir leurs dirigeants de cette torpeur pour qu'ils prennent enfin en compte sérieusement ce phénomène(1)?

Sur les forums, aucun de leurs textes n'envisage sérieusement le fait que ces gouvernements puissent être déjà parfaitement au courant et qu'une raison impérative, que nous étudierons plus loin, pourrait les empêcher d'en informer le public. L'une des premières qualités demandées à un ufologue n'est-il pas justement sa capacité à envisager toutes les hypothèses et non de se fixer sur celle qui lui semble la plus politiquement correcte? Cette hémi-négligence pourrait être responsable de l'image d'incohérence, voire d'incompétence, dont les ufologues affublent souvent leurs gouvernements.

Comme toute situation humaine, cette position n'est pas absolument unanime. Certains ufologues, parmi les plus renommés, pensent, avec diverses nuances, que certains gouvernements en savent beaucoup plus que ce qu'ils affirment. Il est toutefois facile de constater que sur les forums cette position n'est guère reprise. L'une des raisons de ce strabisme serait que la prise en compte de cette hypothèse modifierait profondément l'objectif médiatique des ufologues qui, tels des chevaliers blancs, veulent faire éclater la vérité.

Seul, le courant conspirationniste soutient ouvertement le fait que certains groupes humains sont informés de la réalité du phénomène ovni. Le fait qu'ils associent cette connaissance à une conspiration cherchant à prendre le pouvoir ne semble pas compatible avec ce que l'on peut percevoir du comportement des gouvernements officiels de ces pays: A moins d'être complètement corrompus, ces gouvernements devraient lutter contre de telles conspirations et les empêcher d'utiliser les moyens de la force publique. Il est beaucoup plus probable que les idées conspirationnistes fassent partie d'un vaste programme de désinformation destiné à cacher la vérité derrière un rideau de fumée.

A titre purement expérimental, faisons "comme-si" ces gouvernements étaient parfaitement au courant et mis dans l'impossibilité d'en parler. Les règles de secret qui en découleraient devraient être appliquées à des populations civiles qui ne pourraient pas être traitées comme des agents secrets. Il aurait donc fallu inventer de nouvelles techniques pour colmater les fuites, comme par exemple la désinformation et le dénigrement de ceux qui parlent.

Avec cette hypothèse, beaucoup de choses deviennent plus claires:
- L'attitude des télévisions et des radios nationales devrait donc être systématiquement de ridiculiser tout ce qui touche ces domaines, comme cela semble être actuellement le cas sur les chaînes de télévision nationale.
- Les gouvernements devraient s'allier avec les scientifiques peu enclins à remettre en cause leurs dogmes.
- Les ufologues deviendraient de dangereux trouble-fête dont il faudrait contrôler l'activité, par exemple en exerçant sur eux une surveillance discrète via Internet.
- Les documents susceptibles de fournir des indices sur la nature réelle du phénomène devraient disparaître comme par exemple ce fut le cas pour les photographies prises à Villavard le 5/11/1990 et de beaucoup d'autres…..
Par contre, les observations non susceptibles d'apporter des informations sur la nature du phénomène pourraient être tolérées pour donner une pseudo-image d'ouverture.
- Pour satisfaire la demande d'un public avide de savoir, il faudrait créer des organismes d'étude dont la mission réelle serait de dénigrer et de minimiser les observations et les hypothèses dans ce domaine, comme ce fut le cas aux USA pour le projet Blue-Book et peut être plus récemment pour d'autres organismes nationaux.

Il est vrai que nous nous situons dans un cas extrême, loin de la patrie des Droits de l'Homme... Toutefois, en Angleterre, l'ex Premier Ministre, Mme Margaret Thatcher, a dit le 21 mai 1997 à Georgina Bruni, lors d'une réception de bienfaisance, que l'on ne pouvait pas parler des ovni au peuple(2). Il faut noter que des bribes d'information de cette nature finissent par filtrer de ce secret comme des gouttes qui tomberaient d'un plafond humide…

Plusieurs documents télévisuels, qui semblent crédibles(3), font état de menaces proférées à l'encontre de témoins ayant vu des choses qu'ils n'auraient pas dû voir. Ce genre de comportement entre bien dans le cadre de l'hypothèse que nous développons. L'éventualité de mesures plus musclées a souvent été évoquée par des témoins "sensibles". Il reste à savoir si elles ont été quelquefois mises en application….

La question principale qui émerge de l'éventualité qu'une telle hypothèse soit vraie est la nature de ce qui pourrait empêcher les gouvernements d'informer le public. Cette raison devrait être suffisamment importante pour justifier les mesures de confinement draconiennes qui semblent avoir été prises. Celles-ci semblent avoir été jusqu'à violer la constitution US et probablement mentir aux commissions d'enquêtes du congrès américain. Plusieurs hypothèses semblent possibles:
- Les hypothèses purement terrestres
- Les hypothèses extra-terrestres.

Les hypothèses terrestres se diviseraient en deux groupes:
- La recherche d'une suprématie technologique basée sur la réutilisation de technologies aliènes récupérées
- Le risque de panique associé à la diffusion des informations prouvant l'existence des aliènes.

Les deux groupes d'hypothèses terrestres ne semblent pas très solides. En effet, la recherche, par un gouvernement ou par d'autres organismes, d'une éventuelle suprématie basée sur la technologie aliène se heurte au fait que si les USA semblent disposer d'épaves d'OVNI depuis plus de 60 ans, il est moins sûr qu'ils aient réussi à faire beaucoup plus que de simplement mettre en œuvre certains dispositifs récupérés. De toutes les façons, l'établissement d'une suprématie militaire nécessite une certaine divulgation des moyens dont on dispose, ce qui est incompatible avec le maintient d'un secret quasi-absolu.

Quand à la panique qui résulterait d'une divulgation de l'existence d'aliènes, plusieurs faits montrent qu'avec une bonne préparation, cette information ne provoquerait qu'une importante vague de curiosité, s'il s'agit d'un contact pacifique. La panique qui a résulté en 1938 de la diffusion radiophonique de la "Guerre de mondes" provient surtout du fait qu'elle décrivait une situation d'attaque. La diffusion en 1995 de la cassette video sur l'autopsie d'un extra-terrestre n'a provoqué qu'une certaine curiosité. Vingt-cinq ans après, le souvenir de cet événement ne s'étend pas beaucoup plus loin que les cercles ufologiques. Quant au risque d'ethnocide, ses effets pourraient être atténués, voire annulés, par une gestion intelligente du contact. Cela s'est d'ailleurs produit, en de trop rares endroits, au cours de l'histoire humaine. Carl G. Jung a déclaré que le fait de cacher certaines choses serait bien plus générateur de panique que le fait de le présenter convenablement à la population.

Par contre, les hypothèses extra-terrestres pourraient se résumer à l'existence d'une possible demande, de la part des aliènes, d'une discrétion absolue sur leur existence. Le comportement des gouvernements concernés, manifestement stressés sur ces questions, pourrait s'expliquer par le fait que l'importance de la menace associée à cette "demande" inciterait à sa stricte application.

Pour terminer ce petit jeu du "comme-si", nous pourrions nous poser la question de quelle serait l'attitude intelligente à prendre si cette hypothèse se révélait exacte. Il semble qu'une diffusion publique des informations que nous pourrions reconstituer ne pourrait que perturber le fragile équilibre qui résulterait de l'application d'une éventuelle demande aliène de discrétion. Il serait donc important d'envisager que la recherche ufologique effectuée dans cette direction puisse progresser sous un certain voile de confidentialité.

 


  (1) Lettre ouverte du 14 avril 2008 au Président de la République par G. Pinon, J. Costagliola, J. Lavat, F. Collot, A. Labèque, V. Morin, R. Saumont.

(2) "UFO's? You can't tell the people" rapporté par Nick Pope dans Rendlesham Forest UFO Incident, 19 novembre 2005

 

(3) OVNI, le secret américain, FR2. Soirée OVNI Arte 1996. ….

Posté par mribardiere à 13:01 - Commentaires [0] - Permalien [#]
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