F.E.A

Informations sur les manifestations OVNI et leurs implications sur notre société. Des articles de synthèse, des témoignages, des documents, des vidéos, des enregistrements radio...

20 janvier 2008

La déclaration du Dr McDonald à l'ONU

La déclaration du Dr McDonald

 

Présentation et traduction: René Fouéré

 

Pour ceux de nos lecteurs qui se souviennent de notre article «Sommes-nous     à un tournant?» (Phénomènes Spatiaux, No     10, pp. 6 à 12), le Dr James E. McDonald, doyen de l'Institut de Physique     Atmosphérique et professeur à la Section de Météorologie     de l'Université de l'Arizona, n'est pas un inconnu.

 

Cet homme éminent et courageux est assurément, aux Etats-Unis     et dans le monde, un des meilleurs défenseurs de la cause de l'existence     réelle des soucoupes volantes. Luttant depuis des années à     visage découvert contre l'attitude des services américains à     l'égard de ces manifestations insolites, il n'a pas hésité,     après une étude approfondie des dossiers du Project Blue     Book, de Wright Patterson, à faire publiquement le procès     des méthodes d'enquête sur les UFOs, et de traitement des informations     qui s'y rapportent, mises en oeuvre par cet organisme, dépendant de     l'U.S. Air Force. Il n'a pas craint de dire que l'enquête de l'Armée     de l'Air américaine avait été très superficielle     et menée «à un très bas niveau de compétence     scientifique».

 

Le plus curieux d'ailleurs, en cette affaire, c'est que le directeur scientifique     de la commission de Wright Patterson, le Dr Hynek, était, en fait,     d'accord avec les critiques portées par le Dr McDonald contre cette     commission et, se plaignant de la modicité des crédits qui lui     étaient alloués, il demandait lui même que l'enquête     fût menée à un niveau scientifique plus élevé.     Assez paradoxalernent, dans son effort pour obtenir la création d'une     commission d'enquête scientifique hautement qualifiée et indépendante     des pressions éventuelles de l'U.S. Air Force, le Dr Hynek put même     bénéficier de l'assaut du Dr McDonald. On sait qu'il eut gain     de cause et que la création, dans l'Université du Colorado,     d'une commission d'enquête sur les UFOs présidée par le     Dr Edward U. Condon, fit sensation et donna lieu à de nombreux commentaires     dans la presse du monde entier.

 

*****

 

A un moment où l'U.S. Air Force essaie de noyer les     soucoupes dans la foudre en boule et le plasma atmosphérique, le fait     que le Dr McDonald, doyen de l'Institut de Physique Atmosphérique de     l'Université de l'Arizona et expert reconnu en matière de radar,     soit dans le camp de ceux qui, dans le monde entier, font effort pour sensibiliser     l'opinion scientifique au problème, peut-être très grave,     que posent ces apparitions, apporte à ces personnes de grandes et précieuses     raisons d'espérer. L'affirmation, par un homme de sa réputation,     que l'hypothèse selon laquelle les soucoupes volantes seraient des     sondes spatiales d'origine exïra-terrestre apparaît comme la plus     vraisemblable, est de nature à inspirer quelque prudence à des     scientifiques trop enclins à faire fi, en les traitant de balivernes,     d'innombrables témoignages dont une fraction, déjà importante,     émane de savants et de techniciens qui, professionnellement entraînés     à l'observation rapide et précise, sont parfaitement aptes à     porter un jugement valable sur ce qu'ils ont vu ou constaté.

 

En août dernier, nous avions eu la surprise de recevoir les photocopies     de la déclaration faite par le Dr McDonald devant le Groupe des Affaires     Spatiales (Outer Space Affairs Group) de l'O.N.U. et de la lettre,     préalable à cette déclaration, adressée par le     savant américain à Mr U. Thant, secrétaire général     des Nations Unies. Ces documents nous avaient été envoyés,     tout à fait spontanément, par un correspondant américain,     M. Jan L. Aldricht, de Beauer (Pennsylvanie), qui nous était jusque-là     inconnu et que nous remercions très vivement de son initiative.

 

Prenant connaissance de la déclaration et de la lettre du Dr McDonald,     nous en avons mesuré d'emblée l'intérêt majeur     et nous avons sur-le-champ formé le projet de les publier. La mise     à exécution de ce projet a été retardée     par diverses circonstances, dont cet accident qui nous a beaucoup gêné,     et c'est seulement le 2 novembre dernier que nous avons écrit au Dr     McDonald pour lui demander l'autorisation de publier ces textes dans notre     revue. Il nous l'a aussi promptement qu'aimablement accordée, en joignant     à sa lettre de réponse des écrits plus étendus     que nous ignorions. Nous lui exprimons ici notre cordiale gratitude, en lui     redisant toute notre admiration pour la qualité et l'audace de son     esprit.

 

Dans sa lettre, le Dr McDonald nous a signalé qu'un journaliste américain,     M. Drew Pearson, avait malencontreusement écrit que Mr U. Thant avait     invité le Dr McDonald à venir aux Nations Unies, et avait déclaré     que le problème des UFOs était plus important que tout autre     problème international, le conflit vietnamien excepté. En fait,     le secrétaire général des Nations Unies a nié,     à juste titre, avoir fait cette déclaration, et le Dr McDonald     nous précise qu'il n'a pas été invité à     venir aux Nations Unies mais qu'il a lui même demandé à     y être reçu.

 

Nous allons maintenant donner à nos lecteurs la traduction, faite     par nous, de la lettre préliminaire et de la déclaration de     l'O.N.U. par le Dr McDonald.

 

René Fouéré

Le 5 juin 1967, le professeur James E. McDonald écrivait à     Mr U. Thant, secrétaire général de l'O.N.U., la lettre     suivante:

 

«Cher Monsieur,

 

«Je veux encore vous remercier de me permettre de me présenter     le 7 juin devant le Groupe des Affaires Spatiales des Nations Unies pour y     parler des aspects scientifiques internationaux du problème des objets     volants non identifiés.

 

«Ci-inclus vous trouverez une copie de la déclaration que je     vais soumettre le 7 juin au Groupe des Affaires Spatiales. Il résume     brièvement les raisons que j'ai d'exhorter les Nations Unies à     une action immédiate en ce qui concerne le problème des UFOs.     Ce problème est un problème très vaste, en sorte qu'un     bref résumé de ce genre ne peut présenter qu'une esquisse     très sommaire de la nature apparente du problème des UFOs et     de ses modes d'attaque scientifique possibles. Je crois qu'un effort sérieux     et résolu de la part des Nations Unies pour rassembler des informations     au sujet de ce problème et pour encourager une attention scientifique     immédiate à son égard parmi toutes les nations membres     serait un pas considérable vers la suppression de ce «couvercle     de ridicule» qui, présentement, s'oppose de façon si puissante     à la publication de nombreuses observations d'UFOs. Beaucoup d'autres     actions des Nations Unies pourraient et devraient être entreprises en     vue d'accroître l'intérêt que porte le monde scientifique     au problème des UFOs.

 

«Comme je l'ai indiqué dans ma déclaration, incluse,     au Groupe des Affaires Spatiales, je crois qu'il y a lieu de prendre en très     sérieuse considération l'hypothèse que ces objets insolites     constituent une certaine forme de sondes extraterrestres. Jusqu'à ce     que j'eusse entrepris une étude personnelle du problème, je     n'étais pas disposé à accorder crédit à     une telle hypothèse. Après un an d'étude intensive, je     dois encore ne la considérer que comme une hypothèse, mais je     dois souligner que mes recherches me poussent fortement à admettre     que cette hypothèse est la seule présentement acceptable si     l'on veut rendre compte du nombre tout à fait étonnant d'observations     à basse altitude et à faible distance qui sont maintenant enregistrées     dans le monde entier et qui portent sur des objets ayant l'apparence de machines.  

 

«Je suis tout disposé à vous offrir, à vous-même     ou à vos collègues, tous les conseils ou l'aide personnels que     je puis tirer de ma propre expérience dans l'étude de ce problème.     Le problème des UFOs est un problème scientifique éminemment     international. Les Nations Unies ont, je crois, tout à la fois la responsabilité     et l'obligation d'accélérer l'étude sérieuse et     scientifique du problème des UFOs dans le monde entier. A de nombreux     étudiants sérieux du phénomène UFO il apparait     concevable que quelque chose comme une surveillance du globe par les UFOs     a été mis en oeuvre au cours de ces dernières années.     S'il y a quelque chance, même vague, que cette vue soit exacte, alors     notre présente ignorance de l'intention et du plan d'une telle surveillance     doit être rapidement remplacée par une compréhension aussi     complète que possible de ce qui se passe. Si le phénomène     total est de quelque autre nature, il nous faut aussi le savoir. L'ignorance     présente, la négligence présente et la présente     raillerie, tout cela constitue de regrettables traits de nos attitudes collectives     à l'égard de ce qui peut être, pour tous les peuples du     monde, une affaire d'une importance pressante.

 

«Un examen attentif de ces questions par les Nations Unies est, à     mon avis, une nécessité urgente.

 

«Respectueusement vôtre,

 

James E. McDonald
    Professeur.»

    Voici maintenant, traduit par nos soins, comme celui de la lettre précédente,     le texte de la déclaration du Dr McDonald:

 

«DECLARATION SUR LES ASPECTS SCIENTIFIQUES INI'ERNATIONAUX DU PROBLEME     DES OBJETS VOLANTS NON IDENTIFIES, PRESENTEE LE 7 JUIN 1967 AU GROUPE DES     AFFAIRES SPATIALES DE L'ORGANISATION DES NATIONS UNIES, PAR JAMES E. MC DONALD,     PROFESSEUR A L'UNIVERSITE DE L'ARIZONA.

 

    «Pendant vingt ans, il y a eu un flot persistant et intrigant de rapports,     provenant de pays situés dans toutes les parties du monde, concernant     ce qu'on a finalement appelé les objets volants non identifiés     (UFOs). Dans tous ces rapports, quelle qu'en soit l'origine géographique,     la nature des objets signalés paraît être essentiellement     semblable.

 

«Pendant les douze mois passés, j'ai poursuivi un examen intensif     des aspects scientifiques du problème des UFOS, d'après les     rapports établis dans les limites des Etats-Unis. Après avoir     interviewé les témoins-clés de douzaines de cas importants     répartis sur toute la période 1947-1967; après avoir     étudié, avec le personnel de l'U.S. Air Force, les méthodes     d'enquête officielles; et après avoir vérifié personnellement     un grand nombre d'autres sources d'information, je suis arrivé à     la conclusion que, loin d'être un problème stupide, le problème     des UFOs est un problème d'un extraordinaire intérêt scientifique.  

 

«C'est ma conclusion qu'aucun groupe officiel de mon pays n'a procédé     à une étude adéquate de ce problème. Cette conclusion     est contraire à l'impression gardée par beaucoup de personnes,     à la fois à l'intérieur et hors des Etats-Unis, qu'un     examen scientifique compétent des rapports américains a été     entrepris. Je crains que cette fausse impression, largement répandue,     ait longtemps détourné l'attention scientifique d'un problème     d'un grand intérêt scientifique international. J'ai sollicité     la présente occasion de paraître devant le Groupe des Affaires     Spatiales parce que je veux demander instamment que toutes les démarches     possibles soient immédiatement faites par l'Organisation des Nations     Unies, par l'intermédiaire de son état-major scientifique et     des établissements scientifiques dont disposent toutes les nations     qui en sont membres, pour qu'une étude systématique du problème     des UFOs, à l'échelle du monde, soit entreprise sans délai.

 

«Il y a maintenant une nette indication que le nombre de rapports     d'observations, à faible distance et à basse altitude, d'objets     aériens absolument insolites, ayant l'apparence de machines et dont     les performances présentent des caractéristiques inexplicables,     s'est accru dans les quelques années qui viennent de s'écouler.     C'est certainement apparent à l'intérieur des Etats-Unis. J'ai     la forte impression que le même accroissement se manifeste dans de nombreux     territoires étrangers. Mes propres études m'ont conduit à     rejeter l'opinion selon laquelle il ne s'agit que de phénomènes     atmosphériques naturels ou de phénomènes astronomiques     mal interprétés; à cet égard nombre d'explications     officielles sont presque absurdement erronées. Il n'est pas davantage     possible d'expliquer toutes ces observations avec des hypothèses invoquant     les produits d'une technologie d'avant-garde ou des véhicules expérimentaux     secrets, avec des hypothèses de mystification, de fraude ou de supercherie,     ou avec des hypothèses psychologiques. Chacune de ces hypothèses     intervient effectivement dans un grand nombre de cas, mais il reste encore     un nombre étonnant d'autres rapports, faits par des observateurs hautement     dignes de foi durant les deux décades passées, dont on ne peut     de cette manière se donner une explication satisfaisante. Je crois     que ce vaste résidu de rapports, qui se chiffre maintenant par des     centaines et peut-être des milliers de cas, requiert l'attention des     savants les plus éminents du monde. Cependant, en raison de la raillerie     officielle, journalistique, et même scientifique, largement répandue,     presque aucune attention scientifique n'est communément accordée     à ce problème. Cette situation doit, j'y insiste, être     au plus vite transformée, car le dossier - dès qu'on l'examine     de près comme j'ai tenté de le faire ces derniers mois - oriente     irrésistiblement vers un certain phénomène au sujet duquel     chacun de nous devrait rapidement acquérir une bien meilleure information.     La raillerie officielle doit être remplacée par un examen scientifique     minutieux et de haute précision de ce problème. En raison de     la nature mondiale du phénomène, il tombe immédiatement     dans des secteurs où l'Organisation des Nations Unies doit prendre     ses responsabilités pour encourager un relèvement immédiat     du niveau de l'examen scientifique du problème.

 

«C'est mon opinion présente, basée sur ce que je crois     être un examen scientifique suffisant d'hypothèses s'excluant     mutuellement, que l'hypothèse la plus probable pour rendre compte du     phénomène des UFOs est que ceux-ci sont un certain type de sondes     spatiales de surveillance, d'origine extra-terrestre.

 

«Je souligne que, présentement, ceci ne peut être considéré     que comme une hypothèse contre laquelle se dressent, naturellement,     beaucoup d'idées scientifiques préconçues, qui sont évidentes.     Je mets aussi l'accent sur le fait qu'il y a d'innombrables facettes des phénomènes     UFO que je ne puis décrire que comme suprêmement déroutantes     et inexplicables dans les termes du savoir scientifique et technologique d'aujourd'hui.     J'aimerais aussi faire remarquer que, si ces objets ne sont pas d'origine     extraterrestre, alors les hypothèses mutuellement exclusives qu'il     faudrait prendre en considération seraient encore plus bizarres, et     peut-être d'un plus grand intérêt scientifique pour l'humanité.     En conséquence, quelle que pourra être l'explication finale des     phénomènes UFO, l'indifférence et la raillerie scientifiques     présents devront être remplacées par un intérêt     et une étude scientifique intensifs. Ma recommandation au Groupe des     Affaires Spatiales, c'est qu'il cherche tous les moyens possibles d'obtenir     l'attention mondiale à l'égard de ce problème.

 

«Ce qui est en premier lieu nécessaire c'est de mettre un terme     à cette raillerie qui, de toute évidence, s'oppose à     ce qu'on fasse ouvertement état des observations d'objets insolites     dans l'air et au sol. Je suis personnellement tout à fait au courant     de ses effets inhibiteurs dans mon propre pays. Mes conversations avec des     savants et d'autres personnes de l'étranger m'ont convaincu que la     ridiculisation et la moquerie sont comparables dans les pays étrangers     à celles qu'on trouve aux Etats-Unis, et que seule une minime fraction     de l'ensemble des rapports parvient à passer par les canaux officiels.     Il faut porter rapidement remède à cette déplorable situation,     puisque toutes les tentatives pour découvrir des structures significatives     de la distribution spatiale et temporelle des observations sont présentement     bloquées par une évidente difficulté: on ne sait jamais     si une structure qu'on discerne n'est pas simplement et fortuitement en rapport     avec quelque réduction locale et transitoire de la raillerie avec laquelle     les rapports sont si fréquemment accueillis. Un intérêt     sérieux à l'égard d'un problème inconnu et possiblement     très important doit devenir la dominante du traitement officiel de     ces observations d'UFOs à travers le monde si l'on veut mettre un terme     à la raillerie qui fait présentement obstacle à une information     complète.

 

«En second lieu, l'existence d'un système de détection     déjà disponible sous la forme des équipements de radars     doit être reconnue comme extrêmement heureuse. Présentement,     la plupart des observations radar des UFOs ne parviennent pas entre les mains     des scientifiques, dans une large mesure parce que la plupart des équipements     radar sont utilisés par des groupes militaires qui n'ont pas admis     l'existence d'un problème réel des UFOs et qui, dans presque     tous les pays du monde, tendent à passer sous silence les rapports     relatifs à l'observation au radar de cibles inexplicables à     vitesse élevée ou bien dérobent ces rapports à     l'attention scientifique. Si compréhensible que soit, de prime abord,     cette attitude, elle doit être rapidement transformée. Aucune     autre technique actuellement disponible ne peut se comparer au radar s'agissant     d'obtenir des données objectives sur les mouvements et les caractéristiques     de fonctionnement des objets volants non identifiés. On espère     que des appareils de détection supérieurs seront élaborés     dès que le problème des UFOs sera considéré avec     le sérieux qu'il mérite largement. Mais, dans l'avenir immédiat,     les équipements radar, plus qu'aucun autre équipement disponible,     nous offrent la plus grande promesse de nous fournir sur ce problème     des données scientifiques.

 

«Une grande variété de perturbations électromagnétiques     accompagnant le passage à faible distance ou le stationnement en vol     des objets volants non identifiés a été présentement     enregistrée à travers le monde - en dépit du fait que     cet enregistrement n'ait pas encore été admis à faire     partie de ce qu'on appellerait communément l'«enregistrement     scientifique». Des perturtations dans le fonctionnement des moteurs     à combustion interne coïncidant avec le passage à courte     distance d'objets insolites en forme de disque ou de cylindre ont été     observées dans au moins plusieurs centaines de cas. Je connais personnellement     des douzaines de cas de ce phénomène rapportés par des     gens dignes de foi, dans les seules limites des Etats-Unis et au cours des     dernières années. Souvent les perturbations sont accompagnées     par un large spectre de bruits électromagnétiques recueillis     par les appareils de radio. En de nombreux cas, les compas, sur les navires     et les avions, ont été perturbés. Des magnétomètres     et même des montres ont eté affectés. Tous les rapports     sur ces faits, beaucoup trop nombreux pour qu'on puisse les citer en détail,     font penser à quelque «bruit» électromagnétique     ou à des effets électromagnétiques secondaires grâce     auxquels ou pourrait espérer concevoir de nouveaux appareils de détection.     Mais ces derniers appareils ne pourront être élaborés     que lorsque des ingénieurs et des physiciens compétents prendront     au sérieux la masse rapidement croissante des rapports d'observation     à courte distance et à basse altitude des objets volants non     identifiés. Dans l'immédiat, le radar doit être utilisé     mais de nouveaux appareils devront être élaborés pour     renforcer les moyens de poursuite et les techniques de détection des     objets. Les variations temporelles et spatiales à l'occasion des mouvements     des UFOs doivent être constatées sans que, comme présentement,     interviennent les effets déroutants de ces facteurs psychologiques     qui exercent une action inhibitrice même sur la fraction de toutes les     observations qui est ouvertement rapportée. Quelques étudiants     sérieux des phénomènes UFO ont affirmé depuis     des années qu'on peut discerner chez les UFOs des structures, des tracés,     de reconnaissance, d'exploration. Je suis disposé à donner l'assurance     que quelques-uns de ces tracés apparaissent dans les rapports,     mais je ne suis pas enclin à tenter de tirer de ce fait des conclusions     fermes quelconques, car j'ai eu connaissance par trop de témoignages     que seule nous parvient une mince fraction de toutes les observations ouvertement,     ou même confidentiellement, signalées.

 

«Il y a, encore trop inadéquatement étudiés pour     qu'on puisse en tirer avec sécurité des conclusions fermes,     des témoignages selon lesquels des objets insolites, apparemment plutôt     semblables en nature à ceux qui ont été signalés     dans notre espace planétaire au cours des deux dernières décades,     ont été vus (en nombre beaucoup plus faible) avant l'époque     de 1947, qui fut celle d'une élévation marquée du nombre     des observations. Si c'est vrai, c'est, en ce qui concerne notre interprétation     finale de ce qui se passe dans le phénomène UFO, d'une immense     portée. Il faudrait qu'un examen savant de ces témoignages fût     entrepris par des personnes versées dans une grande variété     de disciplines, par des savants ayant une connaissance familière des     divers aspects historiques de la technologie et des domaines qui s'y rattachent.     Je ne tenterai pas ici de développer la chose en détail, mais     je veux seulement souligner qu'un certain nombre d'étudiants du problème     ont rassemblé des témoignages dont il ressort de façon     convaincante que le phénomène UFO remonte à au moins     un demi-siècle, si ce n'est davantage. Consécutivement à     cette remarque, on doit alors mettre l'accent sur ce point quelque peu troublant     que la fréquence des observations s'est accrue de deux ou trois ordres     de magnitude soit en 1946 soit en 1947 - pour des raisons dont nous n'avons     pas présentement la moindre compréhension. Il se peut que cette     ignorance ne soit pas facile à surmonter; mais, à moins que     nous ne commencions l'étude scientifique sérieuse du problème     des UFOs, nous persisterons dans une complète ignorance de ce qui est     peut-être, pour l'humanité entière, un sujet d'exceptionnelle     préoccupation.

 

    *****

 

«En résumé, je dirai de nouveau tout le prix que j'attache     à l'occasion qui m'a été donnée de vous rencontrer     pour parler avec vous de ce problème. J'insiste pour que l'Organisation     des Nations Unies entreprenne immédiatement l'examen du problème     des UFOs, peut-être par l'intermédiaire du Groupe des Affaires     Spatiales. Et j'espère que toutes les nations membres seront encouragées     à créer des bureaux de recherche et des commissions d'étude     en vue de l'examen des observations d'UFOs dans leur propre pays, et afin     d'obtenir un rapide accroissement de l'attention scientifique mondiale à     l'égard de ce problème.

 

«Si, sur la base de mes recherches scientifiques récentes au     sujet de ce problème fascinant, je puis vous aider, personnellement,     en quelque manière, j'espère que votre Groupe fera appel à     moi. Beaucoup d'autres que je connais seraient également prêts,     je crois, à offrir leur assistance dans ce domaine, avec l'espoir que     ce problème longtemps négligé puisse être rapidement     élevé à la condition d'un problème auquel une     haute priorité scientifique serait accordée. Je ne connais aucun     autre problème scientifique dont le caractère soit plus intrinsèquement     international que ce problème de la nature et de l'origine des objets     volants non identifiés. En conséquence, il semble indispensable     d'obtenir que les Nations Unies s'engagent dans l'étude de ce problème,     dont l'importance mondiale peut être vraiment énorme.»

 

*****

 

Ces textes du Dr McDonald, avec d'autres de ses écrits,     ont été rassemblés dans un numéro spécial     de la revue Phénomènes Spatiaux:

 

OBJETS VOLANTS NON IDENTIFIÉS
    Le plus grand problème scientifique de notre temps?

 

Il est encore possible de se procurer ce document en écrivant     à l'adresse suivante:
    Madame Francine Fouéré
    "PHÉNOMÈNES SPATIAUX"
    69, rue de la Tombe-Issoire
    75014 Paris (France)

Posté par mribardiere à 18:49 - A11International - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,

Commentaires

Poster un commentaire